tartignolabrantesque

Quelques anagrammalgames de titres lus sur le Monde-fr

1er juin :
Blatter candidat unique
d’une élection sulfureuse à la FIFA

Quand la FFF déblatère, aucun délit
ou suite cuisante : là rien !

1er juin :
Nicolas Hulot exprime sa préférence pour la gauche
Fric : au Grenelle, Chouchou ne mise pas la taxe propre

8 juin:
Trois mois après, où en est-on à Fukushima ?
Saison triste pour Hokusai. Son âme fume

21 juin :
Ban Ki-moon reconduit à la tête de l’ONU
On a un monde idéal : tank ou liberté toc

22 juin :
Les faux-semblants du rapport sur les fraudes sociales
SDF… ? A la DASS :”Paresseux, branleurs futiles, comploteurs !”

22 juin :
Situation alarmante dans les centrales nucléaires russes
Un rien stressant ce lac marial : l’eau “Lourdes” t’assassine net !

24 juin :
Peter Falk, l’inspecteur Columbo, est mort
Tu mens à ce flic look propret : tu trembles…
RIP. Fort respect : son teckel ambule moult.

24 juin :
Christiane Desroches-Noblecourt,
première femme égyptologue, est morte

Nil, berge de porphyre ! Tu commémores ces âmes,
cette forte, longue histoire.

27 juin :
Ces préretraités contraints de retourner au travail
Au contraire, avec tes RTT, l’entreprise réduira ton RSA

— Wana — 28/06/2011 —

Palais des congrès


Mais, qu’est-ce que je suis venu foutre dans ce Palais des congrès ? En arrivant dans ma chambre, j’entre dans la salle de bains et je me retourne, en sursaut : j’ai oublié mon ordinateur portable dans le salon de l’hôtel ! Quel con.
Je ressors mais je ne sais plus où se trouve le salon ni par quel chemin y retourner. Je me retrouve en train de descendre un escalier tout gris, en béton et j’arrive dans un couloir, gris béton aussi,  mal éclairé par les seules loupiotes des issues de secours “EXIT”. Au fond, une porte latérale du couloir s’ouvre et, furtivement, dans la lumière violente qui entre, je vois passer une femme, assez plantureuse, en talons-aiguilles, bas résille, justaucorps rouge et plumetis sur le chignon, comme s’il s’agissait d’une danseuse qui vient de quitter l’arrière-scène d’un cabaret pour rejoindre les loges. La porte se referme seule mais un type l’ouvre et se tourne vers moi, me fait signe de le rejoindre : en retenant la porte pour me faire passer, il me ramène en plein jour, dans le hall de l’hôtel.
Dehors c’est plein soleil. On dirait un hôtel de luxe de montagne : depuis les balcons situés à l’extérieur de la vaste salle d’accueil, recouverts de ces dalles plutôt bon marché faites de ciment aggloméré avec des petits galets, on voit, en bas la route qui serpente et vient jusqu’ici, au pied de la balustrade en bois. Dans le prolongement du bâtiment, on aperçoit le côté de la salle de conférence : un mur aveugle avec seulement quelques vasistas qui, sans doute, marquent la position d’un escalier intérieur.
Je vais devoir aller là-dedans et m’y enfermer, bien calé dans un fauteuil de velours rouge, style “salle de cinéma”, équipé d’une tablette qui s’escamote sur le côté.
J’en ai marre de ces exposés et ces faux débats arrangés, sur l’estrade, avec des participants choisis à l’avance qui ne posent jamais les bonnes questions, même si l’on prétend qu’ils se font les interprètes de la liste des questions posées par écrit, avant la séance, par les participants. Je vais sans doute sommeiller un long moment… Merde ! Mon ordinateur … !
Et à ce moment de mes réflexions, je me réveille…
Ouf ! L’ordinateur égaré, ce n’était qu’un rêve ! Il est bien là, en bas, dans la véranda de la maison… mais… bon sang ! Ça sent le brûlé ! J’ai oublié le rôti que j’ai laissé à cuire dans la cocotte et comme un imbécile je me suis endormi… : j’ai dû boire un pastis de trop, tout à l’heure, en attendant le repas…
Bon sang ! Il fait noir ! J’ai dû dormir un moment !… Je ne retrouve plus mes marques… je me lève dans l’obscurité et je ne retrouve plus la porte pour sortir de la chambre de Guillaume… Je la trouve, mais le couloir est noir … l’interrupteur du couloir ne fonctionne pas… d’ailleurs, je ne le trouve pas où il devrait être… La maison est dans l’obscurité totale… et au moment ou j’avance en tâtonnant, j’entre la tête la première dans un cadre accroché au mur…
Et je me réveille, pour de bon… en bougeant dans mon lit, j’ai donné du front sur le coin de la table de chevet.

Il est bientôt 1 heure du matin et c’est un bon moment pour aller pisser.
J’ai dû, vraiment, boire un pastis de trop, ce soir, avant le repas !


— Wana — 22/06/2011 —

Penderie

Deux jours de travail sur le projet :

Une matinée pour les achats et le transport :
200 kg, 42 colis + 37 petits paquets

Deux jours de démontage de l’ancienne penderie :
71 coups de dé-visseuse;
et de montage de la nouvelle
302 coups de visseuse, 60 coups de tourne vis, 46 coups de perceuse, 2 traits de scie

Et voilà le travail !

— Wana — 13/06/2011 —

Les pulls de Sémiramis
Les pulls de Sémiramis

— Wana — 15/06/2011 —

tartignolabrantesque

Me Eolas, sur  , renvoie à une
Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000,
à propos de l’affaire DSK :

“Le fait de diffuser,
par quelque moyen que ce soit
et quel qu’en soit le support,
des renseignements concernant
l’identité d’une victime d’une agression
ou d’une atteinte sexuelles
ou l’image de cette victime
lorsqu’elle est identifiable
est puni de 15 000 euros d’amende.”

Mais l’article en question ajoute que :

“Les dispositions de l’article
ne sont pas applicables si la plaignante
a donné son accord et crie !”

— Wana — 04/06/2011 —

Lexique (2)

Maroquins mystérieux

Devant cette enfant pure, une Vierge apparut.
Prélevant dans la bâche, l’eau, un peu de flotte
La jeunette se barre, ointe de La Vertu,
Fuyant l’aberration, qu’elle a vue dans la grotte.


“Ta condition pubère te rend influençable… ”
Ainsi parlait l’abbé, son missel grand ouvert.
C’était un pauvre bougre, Abbé Mouret peccable…
Bien des fois il pécha, tel l’agneau qui se perd.


“A lorgner sur la fille, on finit par ne voir…
Que ses hanches tanguer, en jean, et deux poitrines (*),
En nous donnant la vie, Dieu joua notre espoir !
Un mouvement de jupe… et l’on aime en sourdine…


L’esprit lubrique aussi s’use, comme aux risées !
L’épée toujours dressée, faut-il monter la garde ?
Bien souvent celui qui le fait veut refuser :
Car il s’y colle, mais retient sa hallebarde.”


“Toujours sur ma donzelle loucheront mes yeux !”
Dit Joseph qui conçut le Roi de Palestine.
Consacrant une longue, étriquée quête à Dieu,
Marie a nié sa maternité divine !


Lorsqu’en prenant la mer, si effrayée, tu n’oses
Aux assauts d’un ami te rendre toute nue,
Laisse monter mon chant pour les vivants, explose !
Les regrets vont aux Morts, à nos chers disparus.


Loin du rut des pourceaux, lier les corps en fièvre
Ne devrait en principe écœurer seulement
Que des arpins chargés d’un esprit bien trop mièvre
Rétifs aux coups de reins, courts dans l’engagement !


Ne sois pas marrie : chair et âme sont sœurettes.
Relisons Marivaux, qui écrit que l’amour
Doit bien plus au hasard qu’aux idées toutes faites.
Le poète, au goût vert, ne manquait pas d’humour.


— Wana — 02/06/2011 —


J’ai dû modifier ce lexique phonétique (qui date déjà de 6 mois), afin de tenir compte d’une double actualité : d’une part les mouvements ministériels et d’autre part les mouvements compulsifs de la classe politique, ce qui m’a incité à renforcer la grivoiserie sous-jacente. Il m’a fallu, bien sûr, revoir certaines strophes pour respecter l’ordre alphabétique dans la distribution des rôles.
(*) modeste hommage à Boby

Pauvre rupin … s’il fut, là, isolé de sa rue !

tartignolabrantesque

Poème anagrammatique
à partir du titre de l’édito du
Monde-fr , ce matin :

Faut-il punir les pauvres ou les aider ?

Solidarité sur revenu : appel au fusil !
Fini ! Tu prouves : plus de salaire, la rue !
Finis sa rupture : à l’asile, le dépourvu !
Oust le péril ! Plus d’eau, air, ni faveurs !
Plus de pain au violeur rustre ! Fais-le !

Un pourri a fusillé la vie des tapeurs.
Pauvre rupin… s’il fut, là, isolé de sa rue !

— Wana — 13/05/2011 —

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