C’est la fin !

La plateforme des blogs du site lemonde.fr, nous éjecte, tout comme nous avions été éjectés du forum, il y a quelques années.
J’ai dû opérer une migration des publications présentes sur mon blog, puisque je suis soumis à la même injonction que plusieurs de mes amis : “Tire-toi d’ici !”.
Nous sommes contraints de migrer vers une autre plateforme “WordPress” (le fichier de sauvegarde n’étant réutilisable que de cette manière).
Mais je n’en resterai pas là.
J’en profiterai pour résilier mon abonnement au Monde-papier et peut être aussi au Monde numérique : il est vain de vouloir Niel la volonté du groupe Le Monde, de mieux tenir en laisse ses contributeurs-abonnés, qui ne disposeront plus que des “commentaires” attachés à chaque article, pour exprimer leur point de vue.

Commentaires dont il est prévu de durcir la modération.

Ronde (mai 2019) – Désir(s)

En ce mois de mai (frisquet), la ronde se forme autour d’un mot : “Désir(s)”. Jean-Pierre, qui devait m’accueillir aujourd’hui sur son blog, hébergé comme ici par lemonde.fr, a été privé des fonctions d’édition lui permettant de le faire. C’est pourquoi Franck, que je remercie chaleureusement, a pris le relais pour publier mon texte en Vingt nuances de Désir, tandis qu’ici, je reçois Noël qui nous dit tout ce que “Il” n’a pas désiré.

Le premier écrit chez le deuxième qui écrit chez le suivant…, etc. :
Hélène écrit chez
Marie-Noëlle (Éclectique et Dilettante) qui écrit chez
Dominique H. (Métronomiques) qui écrit chez
Noël (Talipo) qui écrit chez
Guy (Émaux et gemmes des mots que j’aime) qui, par traitrise de la plateforme des blogs du monde.fr, n’écrit pas chez
Jean-Pierre (Voir et le dire, mais comment ?) qui écrit chez
Marie-Christine (Promenades en Ailleurs) qui écrit chez
Giovanni (Le portrait inconscient) qui écrit chez
Jacques (jfrirish) qui écrit chez
Franck (à l’envi) qui écrit chez
Hélène (simultanées)
et ainsi tourne la ronde

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Il n’a pas désiré

Il n’a pas désiré la femme de son voisin Il n’a pas désiré l’hiver ni le printemps Il n’a pas désiré la mort de ses parents Il n’a pas désiré s’asseoir au bord du lac où se reflétaient dans le crépuscule cent lumignons multicolores bercés par la brise du couchant

Il n’a pas désiré le bien du prochain
Il n’a pas désiré succéder à son père à la direction de la compagnie

Il n’a pas désiré descendre du car pour prendre à son tour cette photo du pont du diable au-dessus de cette gorge monstrueuse dont l’abîme était souligné par cette touffe de genêts au premier plan Il n’a pas désiré deux tickets pour le match dont la rumeur farouche lui parvint affaiblie par le double vitrage Il n’a pas désiré de toute son âme que le Seigneur Miséricordieux penche vers lui son regard dont la chaleur transporte l’être tout entier

Il n’a pas désiré blesser la femme pauvre désemparée par les propos sans appel dont il lui sembla juste de la gratifier Il n’a pas désiré les faveurs que lui valurent son témoignage accablant contre ce collègue qu’il savait innocent Il n’a pas désiré d’honneurs particuliers

Il n’a pas désiré l’arbre ni l’oiseau

Il n’a pas désiré qu’on le dérange – sous aucun prétexte Il n’a pas désiré vivre longtemps Il n’a pas désiré la visite du prêtre Il n’a pas désiré la présence des enfants dans cette chambre aseptisée où son souffle ténu n’éveillait nul écho sur les murs vert olive

Il n’a pas désiré que ses cendres soient dispersées au jardin du souvenir.

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Photo : Il commandatore (Anna Chromý, Prague)

Ballalaïku 2019-04-S2

N’ayant pas publié de quatrain depuis une semaine j’ai pensé à composer un texte plus long, pour compenser les 28 vers qui m’ont fait défaut.
Ça tombe bien, puisque 28 est le nombre de vers d’une (petite) ballade.
Ce texte est ce que j’appelle un “BallalaïkuBallalaïku
Il respecte l’alternance de rimes de la petite ballade.
Mais, le mètre (syllabes) des 3 huitains correspond à l’addition d’un tanka et d’un haïku : 5-7-5-7-7 5-7-5

Petite ballade
► trois huitains d’octosyllabes et un quatrain d’octosyllabes, l’envoi
► utilise trois rimes A, B, C
► dans les trois huitains, les rimes sont disposées : ABABBCBC, dans l’envoi c’est BCBC.
► le dernier vers de toutes les strophes est le même, c’est un refrain ;
► l’envoi débute par l’apostrophe au dédicataire du poème, souvent Prince