Le temps d’une seconde

Une année va finir. Chronos poursuit sa course.
Au soir d’un jour sans fin l’enfant a regardé
Dans ce ciel plein d’étoiles en cette nuit givrée,
L’immarcescible éclat tombant de la Grande Ourse.

Il ne sait pas, l’enfant, où Chronos prend sa source.
Au fil des jours, le Temps, forge sa destinée,
Grignote des moments, des heures, des années.
Le temps qui lui est dû vient d’une unique bourse..

Mais ce soir, un prodige a déréglé le temps.
Cette nuit est sans fin et le matin attend.
Ce jour ne finit pas quand le prochain commence.

Le temps d’une seconde, à minuit, au temps fort
Le Temps s’est arrêté. Est-ce un peu de temps mort ?
Est-ce assez, pour l’enfant, le temps de l’innocence ?

Wana – 31 décembre 2008

4 thoughts on “Le temps d’une seconde

  1. Merci Wana !

    Oui, l’enfant a regardé éblouie, avec dans les yeux plus d’étoiles qu’il n’y en a dans le ciel…

    Et le père aussi !

    A demain,

    Pierre “filled with child-like amazement” Henri

    Like

  2. chronos
    Aion
    kairos
    trois concepts bien différents, seul wikipédia nous trompe de leurs sens profond, les variations sont un tout, vouloir échantillonner chronos c’est le détruire car c’est dans la forme de ses liens que les phénomènes de vie apparaissent.
    Cordialement

    Like

  3. ► temps | le 01 janvier 2009 à 16:54
    Évidemment, pour quelqu’un qui, comme moi, a passé une partie de sa vie à échantillonner des signaux pour en faire des choses synchrones, asynchrones, des multiplexages plésiochrones (et j’en passe) … la notion de temps est tout à fait modélisable par des équations.
    Il reste que le pré-retraité que je suis devenu se doit de devenir philosophe, un peu poète et (surtout, surtout !) se situer complètement “hors du temps”, s’extirper du monde rationnel et prendre de la hauteur vis à vis du temporel, de sa finitude et de ses certitudes, pour se préparer à une éternité de doute.
    Beau programme, non ?

    Like

Leave a comment

Design a site like this with WordPress.com
Get started