Penderie

Deux jours de travail sur le projet :

Une matinée pour les achats et le transport :
200 kg, 42 colis + 37 petits paquets

Deux jours de démontage de l’ancienne penderie :
71 coups de dé-visseuse;
et de montage de la nouvelle
302 coups de visseuse, 60 coups de tourne vis, 46 coups de perceuse, 2 traits de scie

Et voilà le travail !

— Wana — 13/06/2011 —

Les pulls de Sémiramis
Les pulls de Sémiramis

— Wana — 15/06/2011 —

73 thoughts on “Penderie

  1. > Lucullus, disant,

    « Je me demande d’où vous tirez ces tirets…. »

    ____________________

    Desquels parlez-vous ?…
    Même si la vie ne me procure que chichement l’occasion de nommer cette voiture antique, je continue à l’orthographier « char à bancs ». Sobrement.

    Et dans mon copié-collé, je n’ai pas souhaité trahir les façons de celui qui avait rédigé la chose… Simple histoire de bonne foi, pour une fois.

    Et j’imagine que ce rédacteur documenté a voulu suivre l’adage fameux :

    Après chevaux de trait, traits d’union iront bien
    Aux chars des Savoyards, à ceux des Isariens

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  2. Picard d’assaut

    Il était fier comme Artaban
    guidant de sus son char à banc
    l’ost, le ban et l’arrière-ban
    du Danube jusqu’à l’Isar.

    La guerre n’est pas l’un des beaux-arts
    on y doit braver le blizzard
    les hallebardes des trabans
    et les piques des camisards.

    Que n’a-t-il, vizir titubant
    regagné fissa sa belle Oise
    — plutôt qu’aller quérir des noises —
    en train, en car ou en Trabant ?

    Moralité, TRS ?

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  3. voilà, fallait bien que cela arrive un jour : fâchée vous m’avez.
    Vous avez trouvé Le Sujet Sensible qu’il ne fallait pas aborder, le truc qui chatouille qui gratouille et qui provoque les pires carabistouilles.
    Je vais vous le dire très discrètement pour que vous évitiez d’être persona non grata dans un pays étranger et sauvage : la truffe blanche est un ersatz de truffe. Ce n’est rien. Niente. Nada. De celle de Chine, gardons in silence mutique et hérmétique, l’omerta absolue, même pas elle mérite que l’on se penchât dessus.
    La seule truffe qui compte est la melanosporum : truffe noire, très, quelque peu verruqueuse mais différente de celle du crapaud ( madre ! la montre autre sujet de grand stress, ne pas regarder la montre, ne pas regarder la montre, ne pas la regarder ne pas, ne pas, bon ça devrait aller) par l’absence de substance visqueuse qui suinte et dedans finement striée de lamelles très blanches et en circonvolution -cela ressemble un peu à un cerveau dedans ).
    P.S scriptum riom, vous faites comme avec flore et all, une grande entreprise de steerage de sauvetage de naufrage ou quoi ?
    En me lançant sur ce sujet qui me tient en émoi ?

    C’est comme si je disais que le gruyère transalpin sans trou a le même goût que celui des alpages français à trous ; d’hérétique tu me traiterais, à raison. J’éviterai la roue de la tour de Londres, et éviterai soigneusement le sujet. D’abord la raison c’est pas les vaches ce sont les pâtures, pensé-je.

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  4. sur ce lien
    Cf. Burt Lancaster qui dit “attelez le coupé” quand il se rend dans son palais d’été, à distance de Palerme. Mais ils sont nombreux, il a fait sept enfants à sa femme laide qui dit jesus marie joseph après chaque devoir conjugal.

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  5. La guerre n’est pas l’un des beaux-arts
    une de trop : vous proposerai-je une interrogation qui l’ enlève ?
    La guerre est-elle un des beaux-arts ?

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  6. Rose,

    La truffe est-elle un des bozarts ?, là, d’accord, je dis oui, certes, grands dieux, j’applaudis de mes deux mains gauches.
    Quant à la truffe blanche (tuber “magnatum” quand même, pour ceux qui ne font qu’à l’ausculter sans la déguster), il suffit de la renifler cinq secondes pour être prêt à vendre (beau-)père et (belle-)mère afin d’en trouver 20 g. dans son assiette. Et encore, s’il ne tenait qu’à moi, toute la famille y passerait. Alors votre truffe noire *, dont je me suis fait refiler de tristes ersatz à Sarlat, verruqueuse, pustuleuse, grumeleuse, je vous l’abandonne avec générosité.
    Moi aussi, j’ai des opinions, Môdame.
    Je crains que nos divergences ne soient définitives.

    * Truffe noire : en italien “tartufo nero”, i.e. noire escroquerie. Tout est dit, tant pis pour Montaigne et La Boétie.

    N.B. La guerre est-elle un des beaux-arts ? Affirmatif.

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  7. eh bé je sors l’épée.
    un point pour vous :
    Tartuffe a la même racine que truffe
    tromperie
    les autres cinquante pour moi :
    parce que ce champignon n’a l’air de rien ; d’une truffe de chien en vrai mais dedans c’est byzance.
    Une que je connais en a découvert une sous son étendage qui ressortait d’un vieux chêne et l’a prise pour la crotte d’un chien errant. Alors que c’était une melanosporum !
    Vous imaginez ? ! ?
    Non ?

    L’an prochain je la tannerai pour aller chercher chez elle.
    J’ai une autre femme déjà en pleine colline. Ma chienne : trente secondes hop, elle a marqué. Modeste j’ai joué. Elles proposent pas de coucher pour qu’on aille caver. Non. Une tarte aux pommes. Pas de tartufferies. Les mecs je leur demande plus. Finito.

    Je campe sur mes positions : la preuve monsieur est que les italiens, ces scélérats, viennent chez nous chercher des truffes noires, alors que nous n’allons pas chez eux, nous ! chercher des truffes blanches. Si ça c’est pas une preuve que vous faut-il ?

    Voilà, Campo Formio.

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  8. >lucullus
    sur les chars à bancs, quand j’ai été invité en Sicile à dîner chez les parents du jeune homme qui tenait l’auberge pas si loin de la grotte de Polyphème ( ô combien plus belle dans les récits d’Homère… ), le père collectionnait pendus au mur de sa maison, ( on se serait cru dans l’hacienda de Zorro en Espagne ) des pièces métalliques rectangulaires en fer forgé ( l’essieu ) avec des scènes bucoliques qui reliait les roues du train arrière des charrettes siciliennes.
    http://www.meublepeint.com/charrettes-peintes-siciliennes.htm
    cf. la dernière photo où vous voyez l’essieu
    voilà :
    grave nouvelle : en Sicile y’a pas de truffe. Faudrait de l’eau l’été. Deux fois au moins. Y’a pas d’eau.
    Donc nada.

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  9. >rose
    quand tu as été invitée, grrrr. accord du participe
    qui reliaient

    P.S : on vous paierait pour que vous le gardiez. Pas mal de lingots d’or. C’est pas là que vous feriez fortune. L’art, vous dis-je. L’art.

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  10. euh euh euh (càd. je n’ai pas dit mon dernier mot : je demande à voir, à toucher ) ai noté sa noire cousine, au Piémont ils ont des fusils, le terroir est rude, les filles restent à leur place, en cuisine pendant que leurs hommes chassent. S’ils cuisinent elles sont désœuvrées, tournent en rond, caracolent.
    Pas de filles aux truffes là-bas ce serait sacrilège.
    Mon pépé, jamais il n’y est allé, de sa vie, mais tant de fois il a répété le nom du village. Tant de fois ! Et tant de fois aussi il a chanté cuando si pianta la belle polenta la belle polenta la belle polenta cosi, si pienta cosi, si pienta cosa.
    la suite je la sais pas.

    Basta cosi.
    ( quand même me faire rêver de l’hiver prochain le 20 juin, je trouve ça quelque peu osé, je vous le dis, tenez-vous le pour dit).
    et buona notte e-too anche tu

    ben voilà catastrophe : y’a pas cosa du tout et y’a tcha tcha poum et mon pépé n’a jamais chanté tcha tcha poum.
    Va falloir digérer ça, duraille. Jamais personne ne chante “si pienta cosa”. Qu’a voulu faire mon pépé en changeant les paroles, frémis-je. Et en supprimant le tcha tcha poum ? Fermer l’œil avec ça en toute quiétude ? ! ?

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  11. La bella polenta, c’était un must, un truc fa-si-la chanter dans les réunions de famille. Pas de tchak tchak badaboum, mais des voix discordantes qui montaient en s’égosillant. D’abord, la polenta si pianta così ; le couplet suivant, elle se chante tout aussi cosy et ça recommence.
    A la fin, on n’en peut plus de la polenta, et on retourne à la truffe blanche qu’on n’aurait jamais dû laisser sous le nez de l’étrangère partie jusqu’en Sicile pour n’en pas trouver.

    Au fait, en Sicile, ce sont plutôt des trucs du genre spaghetti alle sardine qu’ils mangent, et ça, c’est du lourd, du lesté. Ça vaut bien la polenta, les arêtes en prime.

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  12. « La guerre n’est pas l’un des beaux-arts »

    (Lucullus, général gourmet et beau-parricide refoulé – XXI°siècle)
    ……

    « Ah Dieu ! que la guerre est jolie
    Avec ses chants ses longs loisirs… etc. »

    (Apollinaire*, simple poète-soldat – XX° siècle,… à peu près)

    ____________________

    * Il disait aussi : « J’ai tant aimé les Arts que je suis artilleur ! »
    Sans oublier de préciser que « L’artillerie est l’art de mesurer les angles / Et l’équitation de bien serrer les sangles »…

    _____________________

    Deux grands hommes et deux esthètes considérables et estimés.
    Entre les deux mon coeur balance et je laisse à la postérité le soin de compter les points.

    _____________________

    Sinon, Lucullus, votre «Picard d’assaut» est-il simplement un aimable portrait délicieusement ironique ou , comme semble y inviter votre «moralité interrogative», le prétexte à une vanne à découvrir ?
    Si c’est le cas, j’avoue ne pas l’avoir perçue, cette vanne (à la première lecture). Et s’il faut que je la cherche, laissez-moi du temps : des circonstances de calendrier, maintenant, m’en laissent peu car aujourd’hui, 21 juin, je dois accueillir les 1.000 ou 2.000 personnes qui me font chaque année, depuis plus de 25 ans, l’honneur d’envahir mon village pour la Fête de la musique…

    Toute votre légende dit bien le soin qu’il faut donner à l’accueil.
    Ici, nous serons un peu plus modestes : andouillette/frites, saucisses et grillades, jambons grillés, rouge ordinaire et hectolitres de pression en gobelets…

    Mais, peut-être, pour l’édition de l’an prochain, innoverons-nous en « truffant» le menu de notre cantine d’occasion…
    Uniquement avec de « la blanche »… et si vous avez une combine économique à nous proposer. Une combine peu sanguinaire : je n’aimerais pas lire dans la presse que toute votre famille aura été décimée pour de telles futilités.

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  13. ToiRoS,

    Rassurez-vous ; si vanne il y a, c’est à vous que je laisse le soin de l’inventer. J’avais cru entendre naguère que l’art de la chute (libre) était un sport que vous pratiquiez.

    P.S. Si vous apercevez quelques petits chanteurs à la langue de bois prêts à entonner en chœur « la bella polenta » pendant votre fiesta, un seul mot d’ordre : pas de survivant.
    P.P.S. Quant à trouver de la « blanche » sans poudre aux yeux, je ne vois guère que les Colombiens.
    Sinon, margherita pour tout le monde.

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  14. C’est vrai que le Piémont c’est rude, on y mangeait plus souvent des châtaignes que des truffes. C’est bien pour cela qu’on a retrouvé autant de Piémontais en France, mais en général ils aimaient bien retourner à leur village et en y traînant toute leur famille ! Et dans les villages point d’église classico-gothico-lombarde, mais la modeste petite église qui carillonnait jusqu’à plus soif sa petite musique aigrelette (je ne me souviens plus de l’air, plutôt religieux que polentesque) pendant le feu d’artifice du 15 août.

    Je commence à m’inquiéter : pendant que vous faites des bons mots à qui mieux mieux, Wana ne serait-il pas resté coincé dans sa penderie ? Fermez les vannes et allez voir !

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  15. A propos de Margherita, une petite digression sur les philosophes mangeurs de chocolat :

    Ils se divisent en libéraux-lactistes, fondamentalistes fondantistes, blanchistes et noisettistes. Pour ne pas parler des jansénistes pralinistes et des boeristes.
    – Et les nutellistes ?
    – Les nutellistes sont épicuriens.
    – Et les consommateurs de chocolat en tasse ?
    – Purs métaphysiciens, mais ça dépend de la crème.
    – Et moi, je suis quoi ? ai-je demandé à Eraclito. Il a réfléchi un moment, les yeux au plafond.
    – Grand-père dit que tu es une maximaliste œufdepâquiste.

    ( in Margherita Dolcevita di Stefano Benni)

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  16. vous ne parlez que de manger ; soudain, cela m’inquiète terriblement. Qui c’est qu’a commencé ? Le premier ?

    Une sieste pour oublier tous vos gueuletons.

    Non, mon pépé chantait la bella polenta en tournant la cuillère en bois longue dans la marmite et après c’était estouffe belle-mère je m’en souviens très bien. Le jour même, quand il avait fini de tourner – ça durait des plombes – moi enfant j’avais faim, j’étais très maigrichonne – pendant ce temps ma mémé à moué ( c’est pas ta tienne, insiste pas, renonce illico à toute tentative d’adoption, sinon je ressors l’épée et le glaive et le reste, la grosse quincaillerie ) faisait tout le reste et c’était pas rien, on la mangeait avec une sauce maison coulis de tomates
    ( personne jamais, depuis, n’a eu l’affront d’acheter le moindre coulis de tomates industriel ) et des cèpes séchés.
    Puis le lendemain, il restait des tonnes de polenta dans la marmite où on avait cuisiné pour quinze personnes présentes quinze jours alors qu’on était cinq présent deux jours, ( bon mais c’est la vie, en camping tu fais pareil t’emmènes à manger pour quinze personnes pour quinze jours alors que t’es seule pour quatre jours, faudrait que t’apprennes à mesurer et à compter aussi, puis, illico presto à réduire, et à plus avoir peur de manquer, non, tu vas pas mourir de faim, bé non ) alors ma mémé faisait des beignets de polenta. C’est à dire de la polenta toute bourrative qui calait tant l’estomac la veille, elle faisait des petits carrés qu’elle faisait dorer, frire dans l’huile d’olive. Et là, comme pour le cassoulet, c’était meilleur que la veille.

    Bon, mais le chocolat par dessus ça ça ne colle pas du tout : je vous le dis : indigestion.
    >lucullus, TRS et allii Wana son truc c’est les alouettes sans tête. Chut. Là aussi il faut un coulis de tomates des familles. ( je vous hais, surtout toi ). Point final. Et dix de der.

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  17. La «polinte », chez moi, c’était traditionnellement ce qui accompagnait le civet de lapin. Le dimanche à midi, repas sacro-saint chez mémé.

    Et quand on avait pas assez de sang pour la sauce, on y ajoutait un ou deux carreaux de chocolat noir pour l’épaissir.
    Grand-mère ignorait qu’elle était une conilo-praxiste.

    P.S. Rose, c’est vous qui avez commencé, avec la truffe.
    Et maintenant, les alouettes ; vous allez voir qu’on aura bientôt droit aux ortolans de Tonton-estomac-en-béton.

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  18. 70 réponses à c’t’heure ? Tout ça pasque Zerb….
    Y a pas que la guerre, y a aussi l’assassinat…parmi les beaux-arts…Voir vos classiques [ Thomas de Q. ]
    la “blanche” du Rastanistan laisse la colombienne LOIN derrière elle, excusez du peu.
    Je ne connais pas du tout les malheurs du roi Midas et encore moins de son barbier. rose | le 17 juin 2011 à 22:39
    Voyons, rose ! “Midas, le roi Midaaaaaas, a des oreilles d’ââne” On a dû vous la raconter, au couvent des oiseaux…non ?

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  19. Dans son couvent, Rasta, la princesse de Chimay rit.
    Ouaips.
    et sinon tricote des brailles, pour son avenir lointain. Elle préfère des, parce qu’un elle n’est pas sûre que cela suffise.
    * http://www.artvalue.com/image.aspx?PHOTO_ID=1458188&width=500&height=500
    c’est ça ou du valium
    P.S : dans son couvent la princesse de Chimay n’entend que ce qu’elle veut bien entendre. C’est grave pour autrui, mais pas pour elle.
    Mais si je devais choisir – ça j’aimerais bien, vraiment – je préfèrerais être sourde qu’aveugle.

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  20. >rose
    allez voir Bagarres d’Henri Calef avec Maria Casares et laissez tomber les maux de ventre impromptus
    bonne soirée

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