|
tartignolabrantesque |
|
Titre sur le L’art délicat de l’introduction… conseils pratiques Pas la peine d’en parler à DSK… — Wana — 03/06/2011 — |
Emaux et gemmes des mots que j’aime
Charger les mots d'essentiel – Charger les sots démentiels
|
tartignolabrantesque |
|
Titre sur le L’art délicat de l’introduction… conseils pratiques Pas la peine d’en parler à DSK… — Wana — 03/06/2011 — |
>bonsoir Wana
Théoriquement, lorsqu’on manie bien la chose, on écrit le corps, puis l’on conclut, puis enfin on construit l’introduction en reprenant le plan précis du corps du sujet et de sa conclusion.
La conclusion sert à clore : oui. Si c’est pas fini, on peut remettre au lendemain, ou à l’an prochain.
Par contre, l’introduction est essentielle pour plusieurs raisons :
elle donne envie au lecteur d’en savoir plus, pis, de conclure, parfois, las cette envie là sera inassouvie jusqu’à l’an que ven.
De surcroît, l’introduction est destinée à asséner doctement le plan du sujet qui va suivre. Sans plan, ran plan, le lecteur risque fort d’y perdre son latin de confusionner gravement et de refermer le bouquin sans en savoir la fin. Que de toutes façons il ne saura pas car l’auteur aura oublié de conclure.
Pourquoi ?
Sans doute par un désir obsessionnel d’en découdre avec le dit sujet et de le remettre incessamment sur le tapis jusqu’à en trouver résolution.
Et par amour des choses bien faites : cela dénote un fort souci de perfection.
Ou encore de résoudre la question à un problème posé et d’en apporter la réponse au lecteur assoiffé de connaissances.
Si on vous demande de choisir entre l’introduction bien balancée ou une conclusion bien charpentée, n’hésitez guère : d’emblée dites oui à la première car the happy end n’étant plus guère de mise, tant qu’à choisir vaut mieux une bonne introduction qu’une piètre conclusion qui nous laisserait sur notre faim, nous lecteur affamé et impavide.
LikeLike
Rose,
Ma dernière dissertation date d’au moins 30 ans, quand je préparais Sup Télécom… Et c’était sans doute une dissert’ littéraire et non philosophique.
Toutefois, j’ai écrit des centaines de pages pour mes dossiers et rapports professionnels et… crois-moi… je n’étais pas le plus mauvais pour développer un sujet, conclure et, pour finir, rédiger ce qu’on appelle l’ “executive summary” qu’on place en tout début du document (c’est pour les patrons qui sont trop fainéants pour lire tout le rapport… sans parler des annexes).
J’en avais même écrit un avec un long paragraphe constitué d’alexandrins blancs (des alexandrins noyés dans le texte en prose), et il avait fallu plusieurs relectures pour que certains s’en aperçoivent !
LikeLike
je ne connazissais pas les alexandrins blancs, je retiens l’idée, j’ai la musique dans la tête.
Sinon, je peux continuer ; entrer dans le vif du sujet, éviter le hors sujet, opérer une gradation du moins intéressant au plus et tilali, tilala. touter blague mise à bas, l’intro. c’est le plus difficile, car là tout se joue ; j’ai un bon pote que je vois peu, las, il accorde au bouquin cinquante pages et il tranche. Sa méthode est sauvage mais définitive, ou il lit, ou il rend le bouquin. Moi je suis beaucoup plus souple que cela.
Je tourne autour jusqu’à ce que je le saisisse et youps, avanti la musica. Je te mets pas de lien, car trop de lien tue le lien, las je l’avions oublié.
Bises Wana et bonsoir
Rasta itou, tatami
LikeLike