140 thoughts on “Centquarante

  1. Alcool amer

    Lou Salomé Lorelei
    femmes de feu filles de paille
    je guettais vos yeux pyromanes
    dans le brasier des nuits rhénanes

    Comme Guillaume Apollinaire
    suivant vos traces éphémères

    Dans le Rhin se sont noyées
    tant de promesses dévoyées
    l’écho trompeur de vos baisers
    j’étais naïf et vous rusées

    Vienne la nuit Sonne l’heure
    je pleurerai tout à l’heure

    Lou Salomé Lorelei
    corps laiteux et lèvres d’émail
    fées frivoles et courtisanes
    vous qui n’aimiez que le champagne

    Je vous vis comme Apollinaire
    dénouer vos longs cheveux verts

    Poupées au teint de faïence
    qui m’ensorceliez à Mayence
    j’ai fui vos âmes salamandres
    le fleuve mauve et ses méandres

    Vienne la nuit Sonne l’heure
    je pleurerai tout à l’heure

    A Paris Lou Salomé
    se consument les mal-aimés
    qui mettent leur chagrin en scène
    pont Mirabeau sur la Seine

    Vienne la nuit sur la rive
    qui m’entraîne à la dérive

    L’amour est un alcool amer
    une boisson de contrebande
    j’aimais les belles Allemandes
    comme Guillaume Apollinaire

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  2. Poème du mont Athos

    ton phallus turgescent dans ma bouche s’épand
    mes ongles rougeoyant dans ta peau s’inscrustant
    ceinture de chasteté ferme mon hyménée
    las le baillon noué ne laisse rien percer

    l’étoffe en orléans suspend gémissements
    et tes chuchotements ô vrillent mes tympans
    mes pieds et poings liés coincés sous l’oreiller
    les autres sont épars au sein du gynécée

    le fer à repasser sur le foyer ardent
    et la taie d’oreiller qui sagement attend
    les amants exténués affutaient leurs épées
    rompaient tous les traités assumaient leurs excès

    indifférente elle erre devant tant de misère
    et de son tendre amant n’attendait que l’ibère
    dans son âme apeurée seuls les oiseaux comptaient
    ses beaux rêves exaltés pouvaient eux la combler

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  3. deux notes, ah :

    j’eusse aime que le o fut chapeaute d’un accent circonflexe, malgre moultes prieres je ne l’obtins point et y renoncai le coeur en berne
    ———————-
    j’y ai remédié (wana)
    ——————–

    c’est la seule chose qui me met de bonne humeur c’est la poesie, je te rimeraillerai sur le frigidaire
    mom amour en satin
    ce soir c’est toi le pain

    et definitivement je crois bien que c’est l’alexandrin que je prefere parce que vraiment c’est celui qui swingue le plus, ouaip

    bises Wana et bonsoir

    P.S je prefere aussi un coup de cent qu’une boite de douze on a l’air moins c..

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  4. @ Lucullus, si nostalgique « mal-aimé », qui s’épanchait (plus haut) et s’est penché sur les dames* du temps jadis, du haut du pont si beau d’où elles se miraient…
    ___________________

    Où sont maintenant les fesses de Lou,
    Les reins** d’Annie et la Rhénanie :
    Souvenirs amers et si chair chers …
    Comme des vesses-de-loup,
    Ma mémoire s’évanouit,
    S’envole et s’enfuit en poussières…

    Comme à l’automne des colchiques,
    Dorées et roses, elles se déposent
    En grains mnémoniques,
    Si loin de Galveston et de Mobile,
    Si près des champs de Rose,
    Et leur chant si morose
    Pleure aux cyprès, choses immobiles…

    ________________________

    * Je ne les ai pas connues… Mais dans ce trombinoscope, la plus affriolante à mon goût, c’est la Marie Laurencin…

    http://www.wiu.edu/Apollinaire/Biographie.htm#Apollinaire_et_les_femmes

    ** Par une sorte de retenue que je ne me m’explique pas, j’ai évité la facilité vulgaire de la « raie d’Annie » consonnant avec la Rhénanie… Vous me la pardonnerez, cette délicatesse, et l’imputerez à mon sens de la respectabilité et des convenances.
    Mais l’idée m’a bien effleuré, et piteusement, je l’avoue.
    _____________________

    Juste pour causer :

    Dans votre gynécée nostalgique, celui aussi de ces femmes dont vous dites qu’on les «loue», Lola a-t-elle sa place ? Celle qui , avec ses yeux de faïence, travaillait avec vaillance pour un artilleur de Mayence qui n’en est jamais revenu…

    Aragon avait devancé votre musique.
    Et il n’avait pas oublié de faire rimer «Rilke» avec « quais »… Ce qui est habile.

    Et Rilke, de son côté, n’a pas été maladroit non plus : de Lou et de Salomé, il n’a fait qu’une. Et qu’une bouchée, peut-être…
    ……
    Et enfin, juste pour pinailler (le pinaillage est le seul sport qui me semble digne de considération et praticable sans avoir besoin de s’endetter chez Décathlon) :

    J’ai bien du mal à imaginer le fort «vergé» calligraphiant des fesses … Fussent celles de son Lou, de sa « bergère ».
    Calligraphier une lettre ou une lettrine, une majuscule, une ronde, …etc. me semble fessable faisable. Des F et des S, oui… Des fesses … ??? C’est bien plus «diffessile!»
    Sans doute votre plume, votre porte-plume auront-ils dérapé sous le coup de l’émotion : calligrammer simplement une paire de fesses avenantes (et girondes, peut-être) a de quoi tournebouler les plus aguerris.. A de quoi faire oublier que «calligramme» et «Wanadrame» sont deux mots qui vont très bien nensamble…

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  5. Wana,
    Pourquoi donc tout ce que j’avais souhaité en gras – ( le RSS en témoigne) – n’apparaît-il pas dans vos pages ?
    Et où se trouve le registre des réclamations ?

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  6. TRS,

    Votre pinaillage faséie, comme la voile de la coquille de noix sur laquelle sans doute vous essayez d’atteindre les rivages de Cythère du mont Athos.
    Car rien n’interdit de reproduire sur une feuille de papier évidemment vergé quelque objet que l’on souhaite. Et donc, bien sûr, ces délicieuses rotondités dont Nicolas de… Cues disait – dans sa “Vision de Dieu” – que leur seule évocation permet d’atteindre la félicité. Ce que je confirme.

    Ceci dit, vous avez l’oeil : mon “Alcool amer” est tout plein de clins d’oeil volontaires et j’apprécie particulièrement Aragon (et notamment le poème que vous citez).

    P.S. Vous êtes tout pardonné pour l’excès de délicatesse dont vous avez exceptionnellement fait preuve. Mais rassurez-moi, vous n’êtes pas malade ?

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  7. > Wana merci pour le ocirconflexe

    ce qui est bon c’est d’etre pris au sérieux :
    tu racontes un point que peu savent (tu notes ce singulier suivi d’un pluriel) et la personne a qui tu racontes cela est stupéfaite : et d’un coup t’es plus seule. La clé c’est que l’autre te dit a quel point ce que tu as vécu est inimaginable. D’un coup trois kilos sur ton ventre fondent de ce mot la : c’est inimaginable mais vrai.

    Sur Lou et Apollinaire tu sembles etre loin de la réalite ; elle a été sa muse son inspiratrice, pas grand chose de plus ; pareil pour Eluard et pour Aragon : les femmes leur ont servi a s’inscrire dans la temporalité. Ils ont été poetes par leurs femmes aimées.
    Lou a aimé un autre que Guillaume, mais elle a été présente pendant ses années de service militaire.

    C’eut pu etre
    (puisqu’elle est allemande)

    Les sept runes d’Annie :
    Les chignons c’est fini
    les hommes sont fragiles
    ont besoin de graciles
    de femmes anorexiques
    qui scandent la musique
    menacent de mourir
    exhalent des soupirs
    les bucherons ad hoc
    se saoulent au Médoc
    managers au coeur sec
    ce sont les nouveaux mecs

    P.S j’en ai douze rimes, mais j’ai mis sept pour le fun

    sinon j’en ai un second que j’ai écrit cette nuit, pour toi titi

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  8. je l’écrirai apres
    mais c’est de l’inspiration ad hoc
    Medoc
    et toc
    rock on the rock
    et schplok

    franchement ce serait bien que tu ne sois pas malade
    la phtisie comme les chignons c’est fini ; la tuberculose réapparait dans des milieux tres défavorisés avec une grande promiscuité sinon c’est en voie aussi d’éradication. Le choléra (bacilles dans les eux fétides mélangées avec les eaux de consommation) réapparait aussi en Haiti ;
    l’exces de délicatesse c’est delicatessen*

    * http://storage.canalblog.com/37/97/306693/33478133.jpg

    (pour gros Jean gourmand)

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  9. ► TRS | le 25 février 2011 à 11:24
    Moi, je vois du gras depuis “Où sont maintenant les fesses de Lou,…“, jusqu’à “…, choses immobiles…
    Dites-moi ce que vous souhaitez, en plus …

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  10. Wana,

    Rien de plus.
    Chez moi, ce “gras” s’arrête à mi-chemin: à …”poussières”.

    Mais ce n’est pas si grave.

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  11. Rose,

    On peut se tromper, le soir, entre chien et Lou.

    Mais aucun rapport entre les lunes de l’une – qui descendait (Amiral, nous voilà !) des Coligny – et les lolos de l’autre, plus germano-russe que pratine.

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  12. Tisane allemande
    [à la demande]

    lclls à TRS : Vous êtes tout pardonné pour l’excès de délicatesse dont vous avez exceptionnellement fait preuve. Mais rassurez-moi, vous n’êtes pas malade ?

    Il est permis d’en douter…

    Si l’insecte s’était permis d’associer « courtisane » à « champagne »*, il se serait fait secouer les antennes…

    Comment expliquer la soudaine apathie de TRS ?

    * ce qui pourrait relever du vin à deux oreilles

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  13. Poème de mon…

    « Turgescent » ?
    Compte tenu
    Du cent jeté,
    J’en connais
    Qui devrait
    Accuser le c…

    Si lclls en a,
    Qu’il démonte
    Le mont rose ;
    Il rime avec
    Un autre mot…

    Ah, aidez-moi !
    Oui, c’est ça :
    Avec pathos.

    **********
    PS : humour 69 ème degré sur l’échelle allemande sus-nommée…

    PPS : Charulata s’apparente à un Renoir et blanc (hymne à l’amour sans moralisme ni didactisme lourdingues…) Ray l’a rencontré, lorsqu’il faisait des repérages pour le « fleuve »…

    Certains plans de la longue scène initiale m’ont fait irrésistiblement penser à des tableaux d’Hammershøi…

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  14. Pour ceux qui d’aventure l’ignoraient (comme moi), la chanson interprétée par Ferré sous le titre Est-ce ainsi que les hommes vivent ? ne représente qu’une partie du poème d’Aragon d’où elle est tirée.

    Le poème s’intitule« Bierstube Magie allemande » et figure dans le Roman inachevé.

    Cf. http://www.feelingsurfer.net/garp/poesie/Aragon.Bierstube.html

    PS : le message précédent était adressé bien sûr à MiniPhasme.

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  15. > Lucullus, à 12h17 et hier :

    «…Je ne calligraphierai plus vos fesses callipyges,…»

    _______________________

    A l’instar d’un Jacques C. lorsqu’il est en pleine forme
    Je ne peux accepter des propos si énormes,
    Venant de celui auquel je pensais me fier
    Et qui méprise tant le verbe «calligraphier»…

    J’en ai parlé à des moines copistes révoltés :
    – Tout notre art est voué «aux lettres» !… avec deux T !
    Me dirent-ils sans avarice et en gringoTTant…
    Mais là, il me fallait d’autres avis pourtant…
    J’ai vu tous les peintres «en lettres» : ils sont convaincus :
    – Pour célébrer Lou et ses fesses, traçons un Q !

    ______________________

    Donc je persiste et signe, de ma plus belle écriture : tandis que vous pensiez « calligrammes », votre clavier sans âme a traduit « calligraphes »…
    ….
    Votre tentative désespérée de justification de 12h18 est tombée à l’eau.
    Elle a bien été notée, en jolies rondes, sur le journal de bord de L’Oulipo.
    Mais aucun matelot ne s’est prêté au repêchage… Hélas !
    _______________________

    Sinon, et juste pour causer, si Léo Ferré, a fait là une bien belle chanson avec Aragon, il n’a pas oublié Apollinaire et sa Chanson du mal-aimé.
    J’ai encore le 33 tours de l’époque. Je ne l’ai pas écouté depuis 30 ans au moins. Mon souvenir me dit que c’était bien «lourdingue», empesé…
    Si ma quincaillerie musicale le veut bien encore, j’essaierai peut-être de le remettre sur la platine.

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  16. @Wana : des choses à effacer sur “Que fait Bush…”.
    A force de répéter: vous venez d’envoyer un doublon, ils ont fini par tout enregistrer. SVP : Effacez tout MOINS un. Merci.

    Heureusement qu’on m’a dit où trouver tout-le-monde.
    Je comprends mioeux les “non-réponses” à mes mails.
    Bande d’hypocrites !!…..
    en délire !

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  17. >à tous en particulier à toi

    http://www.alexnevsky.ca/musique.php?album=4481
    les hommes disent peu
    […] j’enseigne l’art de mentir
    j’enseigne l’art de fuir
    j’enseigne l’art de mourir

    une fille gaie et exubérante, québéquoise elle zaussi a dit que à moins trente degrés c’était normal l’économie des mots

    l’é-co-no-mie des mots

    pour le reste ben pour gros Jean, je me suis trompée de gâteau, zute de crotte de biche

    je vois tout en gras moiz’aussi du début à la fin de Lola à Samantha de pt’ite Lou à roudoudou.

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  18. >miniphasme merci grâce à vous s’morce un joli week-end plan plan comme j’aime avec Dreyer et Hammershoi que je découvre goûlument, grands grands & pathétiques (ce mot est d’époque, oui, les djeuns pouir un oui, pour un non, c’est pathétique, ça craint)

    mercis

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  19. Toiros,

    Pour célébrer Lou et ses fesses, traçons un Q : Excellent (mais d’aucun(e)s ne porteront pas ce cri du Q…œur à votre crédit) !

    Ceci dit, vous faites venir à la rescousse un bataillon de… cénobites pour démolir mon ouvrage. Est-ce bien régulier de la part d’un anticlérical notoire, un peintre qui n’est pas de leur bâtiment ?
    Il faut qu’on vous aide à pinailler, maintenant ?

    Mais baste ! si un brin de mauvaise foi n’est plus de mise, que restera-t-il à disputer ?

    PS : je ne connais pas la version de Ferré du Mal-Aimé. Que soit lourd ne m’étonnerait guère : Léo n’a pas toujours fait dans la dentelle…

    Rasta Popoulos,

    Oui, nous allons délirer jusqu’au 140ème message.
    Ensuite, Wana jouera son rôle de garde-barrière.

    Faut savoir dire STOP.

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  20. c’est drôle et c’est amer
    alors qu’ici ça déblatère à fond ailleurs les conversations sont intéressantes et policées
    du coup cela me fout le bourdon d’enfer

    je ne suis pas veuve

    je ne suis pas le fou du roi non plus

    mon com précédent est effacé c’était à votre intention Miniphasme merci du lien chez Paul E. avec Hammershoi j’ai retrouvé Gertrud et je vais lire

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  21. couchée dépitée d’être en dehors du cercle, de ton tien (d’un de tes ton tien) ; réveillée en pleine forme et déterminée. J’ai pris la décision, je ne reviendrai pas dessus : je me lance j’attaque je fonce je pourfends l’ennemi. Je vais commander ce matin on l’aura à mon retour. Nous allons faire le Cid.

    Va je ne te hais point, mon titi.
    ô rage ô désespoir ô vieillesse ennemie.

    Je vais leur faire une démonstration de première ce qu’est un oral par coeur où t’as dans la moëlle épinière un frisson qui transperce.

    Je n’ai pas besoin de salon, ni de plastron, j’ai un public IRL, et ça va dépoter : quand je ne travaillerai plus et que je te ferai des petits plats pendant que tu couperas le bois, lundi cinq stères à 58 € l’une non l’un, tu seras toi mon public, ouaip je l’ai décidé, et plus tard encore j’aurai mes petits-enfants je ne me priverai pas, ils auront droit aux grands classiques et je n’oublierai pas Phèdre ni Iphygénie, je m’imagine les poilades à se rouler par terre en pissant dans notre froc (plus tard encore les couches, mais je peux tenir un bon moment ça je le pressens)

    En attendant réserve-moi le pire (c’est toi qui a commencé la scène, c’est pas moi) et garde le meilleur pour les copains.

    Si tu crois me décourager, t’es mal barré. Et si tu crois faire tout le temps la cuisine t’es mal barré aussi. Je fais la cuisine et le jardin. Toi les soirées de Médan et les courses.

    Pour le reste on négociera, je t’apprendrai passque t’es pas doué.

    Bisous mon titi.

    à +

    le poème je te le recopie pas passque dedans je te tutoie et ça me fait tout drôle.

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  22. Ab hoc et ab hâc

    Mon petit caramel
    va, retourne au Carmel
    et lègue ta chevance
    contre une ultime danse.

    Avec la belle Hélène
    qui a si fraîche haleine
    et n’aime pas le cloître
    je la ferai s’accroître.

    On ne peut pas ma sœur
    recevoir crème et beurre
    C’est vrai, j’en ferai fi
    la crémière suffit.

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  23. Soneto accru…
    (part one)

    Ô que tu me trahisses
    j’attendais ta traîtrise
    guère d’étonnement
    suite de mes tourments

    tu as reçu le don
    d’occire le troufion
    le zélote de basse*
    transpercer la carcasse

    tu as porté brutale
    l’estocade finale
    tuant la belle Omphale
    la laissant toute pâle

    la marée descendante
    la laissa pantelante
    la chaloupe sur cales
    attend vagues fatales

    qui lors la briseront
    l’immobiliseront
    franchissant l’étambord
    interdiront le port

    finis les longs voyages
    sur l’Ô, ô mon beau mage
    les couchers de soleil
    les fins de soir vermeilles

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  24. Soneto accru
    (part two)

    La chevance** déjà
    est morcelée en tas
    servira à loger
    enfants désemparés

    leur père alcoolisé
    les a abandonnés
    nous laissant sur le bord
    sans trac(e) de réconfort

    pas même le statut
    de veuves entretenues
    légères zet joyeuses
    prêtes à jouer les gueuses

    venu le temps d’la huppe
    de relever les jupes
    jouer les grasses putes
    se retrouver en rut

    payer des gigolos
    se prendre pour Bardot
    copi-er Adjani
    nue dans son bikini

    et puis rentrer le soir
    en ayant le cafard
    de ne pas partager
    la couche délaissée

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  25. Soneto accru
    (part three)

    Jadis quand je l’ai lue
    mon coeur soudain s’est tu
    dans ses lignes exaltées
    abrupte je me mirais

    à quarante ans c’est vrai
    tout est encore léger
    femmes tonitruantes
    valsent dans la tourmente

    son mec l’a délaissée
    se remet à chercher
    sur les blogs en errante
    se positionne amante

    las tôt tu comprendras
    qu’enfant tu ne feras
    que cet obstacle-là
    aussi te chassera

    dès qu’elle t’aura dit
    son plus secret souci
    le soir sur l’oreiller
    tu seras atterré

    je retourne au Carmel
    ton petit caramel
    l’âme en déconfiture
    mais très loin des bitures***

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  26. Soneto accru
    (part four)

    En pensant à Gervais
    qui cinquante après
    avec son Ophélie
    est dans le même lit

    derrière la fenêtre
    à guetter le bel être
    qui leur a préparé
    des petits plats soignés

    avant de retrouver
    son choubinet premier
    qui sagement rangea
    empila tout le bois

    tu quittes donc amer
    la poésie ses vers
    arguant ton avenir
    vers théâtre et soupirs

    art de la mise en cène
    au centre las tu règnes
    entouré des disciples
    qui suivent ton périple

    lourd et peiné tu sais
    m’avoir abandonnée
    dans tes champs de lupins
    seule est donc mon destin

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  27. Soneto accru
    (part five, et je crois la dernière, j’ai faim, je suis au régime, j’ai perdu deux kilos en une semaine, si je ne mange pas, je meurs, dès l’aube, avant de partir pour la campagne, mais comme j’y suis déjà c’est pas trop grave, mais comment pourrions-nous alors, mon titi, nous réconcilier ardemment sous l’oreiller ? Ou sur, c’est vrai mon namour je te laisse le choix, pour la barbe aussi je te laisse le choix, mais pour Trouville, tu sais, j’aimerai bien décider, vraiment, mais si je suis un sac d’os c’est pas trop grave non plus j’espère)

    Moi, je reste et sautille
    sur les quelques brindilles
    qui composent mon nid
    ce jour bien démuni

    quand tu me reviendras
    démuni et tout las
    penaud et déconfit
    mais en catimini

    mon titi le coeur gai
    oui je te reprendrai
    car t’as trouvé ta place
    dans mon palais des glaces

    en t’attendant les stères
    va bien falloir qu’je gère
    faudra les empiler
    ce s’ra désordonné

    mais demain le printemps
    tu serais mon amant
    enfantin et serein
    ronflant contre mon sein

    et nous vivrons paisibles
    amoureux sans la bible
    claivoyants et lucides
    autonomes et candides

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  28. bon voilà c’est vrai…

    notes ah :

    >bonjour Wana

    la poésie ça me vient au réveil
    le soir je m’endors triste
    le matin je me réveille en pleine forme
    ça c’est un don que j’ai, en plus du Carmel voui : c’est un joli don que j’ai reçu de ma marrainée-fée penchée sur mon berceau à l’aube de ma vie aventureuse
    je suis franchement désolée de la parenthèse interminable en exergue de la part five, mais franchement, j’ai cru ne pas conclure et défaillir là face à mon ordinateur, cela l’aura foutu mal, de collapser en poétisant, j’ai décidé de surseoir.

    Mon namour, pour toi précisément parce que Wana suit, un c’est son blog, on est hébergés chez lui, tu le sais sans doute, et deux passque Wana la poésie c’est son truc, donc pour toi seul j’ai mis quelques étoiles.
    Non pas pour une dimension interstellaire, je sais que t’habites ailleurs et que t’as une combine ignifugée (tant qu’elle est pas en latex, je me fais pas trop de souci pour mon avenir derrière des barreaux, tu veux me tuer hein ?) et argentée (les combines des cosmonautes sont toujours ignifugées et argentées, c’est ça le cliché).

    Non, les étoiles pour que tu comptes plus facilement et que tu comprennes quelques subtilités poétiques, des licences, des nuances :

    *basse : là j’ai honte, je me suis couvert la tête de cendres mais c’est pour la rime, ce qui m’allait c’est “de base” mais ça collait pas et il était hors de question que je raie (ô annie hall) carcasse, passqu’avec décarcasse c’est un de mes mots préférés, donc j’ai adopté un clinamen et hop “basse”. Pardonnez-moi, à genoux je vous en conjure. Je ne le ferai plus (je chercherai aut’chose, ben oui).

    ** quel joli mot que je ne connaissais pas, j’adore, il me fait penser à la chouette chevêche, aux têtes chenues, aux chenets dans la cheminée, merci mon roudoudou en sucre ! Les deux étoiles c’était pour te remerci-er.

    *** bitures : ici employé dans un sens que tu ne connais pas : terme de marine qui consiste à lover les cordages. Mais employé aussi à double sens (tu peux admettre que je suis sobre, il serait temps d’ailleurs que tu l’admettes, franchement, mais aussi que si les bouts (prononcer le “t” final, contrairment à “je mets les bouts” où là on ne le prononce pas) ne sont pas lovés c’est que le navire est sur l’eau et que je suis en partance, ce qui est très proche de la réalité.

    Mon titi, bonne journée. Wana bonne journée.

    J’espère que cela ne te navre pas mais je ne bloggue pas, cela me désole de blogguer, donc je fais aut’chose.

    Surtout passque toi tu m’es irremplaçable (tu t’imagines quand même pas que je vais recommencer tout ce cinéma avec n’importe quel quidam que je pourrai trimballer n’importe où ? Non. C’est fini. Je t’attends. Prends ton temps, j’ai plein de choses à faire). Bisous mon titi.

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  29. mon titi
    j’ai oublié deux trucs (le reste je laisse tomber schplaf boom)

    je me suis autorisééee (licence poétique) une parenthèse à trac(e) sinon j’avais un pied de trop
    et aussi
    je t’ai mis un petit tiret discret à copi-er pour que tu n’oublies pas la diérèse (tu connais mon amour illimité pour les diérèses, cela me perdra —-> toutes les amours illimitées mènent à la perte, chéri, note-le ça dans ton calepin en moleskine noire).

    Mon amour j’ai pas osé faire la dictée des tout, parce que je sais que je suis moins forte que toi, jene veux pas en avoir la preuve vivante sous mes yeux contrits, je préfère vivre dansl’gnorance et t’aimer comme cela béate et confite d’adsmiration masi en me croyant supérieure. Je retourene aux nonnettes.

    P.S : c’est un peu dommage le régime, mais tu as exigé, j’obtempère, mais en premier ce qui fond ce sont les seins. Je te le dis que tu sois prévenu. Fini les jardins suspendus. Tu devras te contenter de mornes* ténus.
    Bah, je mettrai du polyurétane.
    Et au moins je porterai à Emmaüs les pantalons en 48.

    P.S un morne c’est une colline nom commun masculin, je te dis, c’est pas qu’un adjectif qualificatif qui s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il accompagne. Tu voudrai chéri que je sois ton adjectif qualificatif ? Et qu’à toi je m’accorde en genre et en nombre ? Sur cette idée qui me réjouit, être ton adjectif qulaificatif, bonne journée mon doudou roux, à moué.

    Si elle croit qu’elle va te garder longtemps l’autre illuminée, elle se leurre.
    Hu, hu.

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  30. Plus que neuf !

    Rose : trois ce soir au coucher et six demain matin sitôt levée.

    Nous comptons sur vous.

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  31. Et je chantais ma triste errance
    En l’an 2011 sans savoir
    Que l’Oulipo à la semblance
    Du Pen Duick III s’il affale un soir
    Le matin s’élance et danse.

    J’ai navigué aux vents gelés
    Viennent les rivages de l’île de Pâques
    Pour chauffer une quille plus glacée
    Que les quarante de Sébaste
    Moins que mes voiles engivrés

    _____________________

    Les cinquantièmes sont hurlants et les quarantièmes vont rugissant.
    Le « cent quarantième », hier, semblait bien languissant.
    Et L’Oulipo avait mis en panne : la Rose des Vents ne se prononçait pas.

    HeuRosement, je vois ce matin que ZeauRrose est arrivée…
    Son souffle lyrique emplit la grand’ voile. Son haleine poétique gonfle… cacatois et perroquets.
    La destination est proche, affirme le hunier.
    ______________

    Hélas, des contraintes (non-oulipiennes) ne me permettront sans doute pas d’être sur la ligne d’arrivée et de féliciter le vainqueur.
    Je le fais donc de manière anticipée.

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  32. Erratum :

    A trop errer sur des coquilles de noix, on prend goût à celles d’un autre métal… Surtout lors des petits matins dominicaux.
    Le « hunier» est par nature muet. Seul le perroquet est bavard . Le cacatois, je ne sais pas : il faudra demander aux ornithologues.
    Mais parmi tous ces oiseaux haut perchés, c’est la « vigie » qui est la mieux placée pour annoncer la proximité de la terre ferme et attendue.
    Les habitués du Bar de la Marine, auront corrigé d’eux-mêmes.

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  33. >zerbinette je m’y tiendrai, et m’y affalerai, exténuée, dégoûtée, écoeurée : sylvie germain et marco mancassola m’en donnent la matière, n’ayez crainte, il suffira d’un copié/collé.

    moments d’abyssale tristesse (merci marco mancassola)

    et rangements
    livres

    que me restera-t-il de Ramuz, de Jacqueline de Romilly de son précis de littérature grecque ; et de la découverte d’Ignazio Silone ?

    moi je ne trahirai pas
    la poésie c’est un élan du coeur

    Ce sont les cinquantièmes qui sont rugissants, les quarantièmes c’est toutes voiles dehors, plein vent arrière, ô les beaux jours…
    vous avez si peu d’expérience.

    moments d’abyssale tristesse

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  34. >nota (deux)
    lorsqu’on est iconoclaste dans l’âme, la première chose dont on n’a rien à ….., c’est le dimanche
    mais bon, entre les rôles et la réalité, fossé.

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  35. Wana,

    Là, votre pointeuse affiche 040 000… sur mon écran et j’ai des lunettes convenables.

    Vous aviez donc tort hier de me reprendre comme j’ai eu tort de vous écouter.
    Et Rose y aura manqué une apothéose grandiose: être la signataire du 140ème commentaire lors de la quarante millième visite.
    Tant pis pour elle: on ne peut pas, à la fois, être aux stères et austère (dans la surveillance des compteurs).

    On ne doit plus être vraiment loin de l’arrivée???

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  36. TRS, ou bien il vous faut changer de lunettes, ou bien il vous faut rafraichir votre écran… 40007 en début de commentaire et 40008 à présent….

    Passons sur votre berlue d’hier, que Wana rapatrie les deux commentaires qu’il a gentiment effacés : et tel Zoiros vous êtes arrivé à temps pour rugir avec le 140ème !

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