moi je suis la 38999 à lire ce blog : le prochain passe au millier de plus. happy birthday, j’adore surveiller mon compteur kilométrique sur ma bagnole, moi zaussi.
Petit flash-back sur LSP, histoire de rappeler à vos contemptrices que tous les hommes ne sont pas à mettre dans le même sac :
« Holopherne ? demandez plutôt Artemisia (Gentileschi). Elle pensait que pour un bon portrait, il faut une assistante. »
Rédigé par : Ph.H | le 21 novembre 2009 à 00:25
[…]
Il semblerait que Gentileschi se soit inspiré* du Caravage où, il faut bien le dire, ça gicle un max.
Rédigé par : l’éboueur de l’A. | le 21 novembre 2009 à 01:13
Si l’insecte a su observer le silence, il n’en pense pas moins… celui qui s’est vu attribuer la « bosse de l’ergotage », n’est rien de moins qu’un vieux chameau laineux… dont l’humour noir pouvait laisser entendre qu’il en broyait…
Trêve de mièvrerie!…
Il faut vous faire une raison… Quoique robuste, la créature de Caravage accuse cruellement les ravages de l’âge ; pourquoi ne pas vous tourner vers les filles de l’est qui répondent –bénévolement– à vos critères ? Ne sont-elles pas assez saignantes ?
* à ce jour, aucune féministe** ne s’est manifestée pour coller un sic retentissant au malotru !
** A propos de « féminisme », la question n’aurait jamais été tranchée : est-ce Alexandre Dumas fils ( La dame aux camélias) qui créa ce néologisme ou bien le philosophe Fourier (Le nouveau monde industriel et sociétaire) ?
PS : je reviendrai sur le petit jeu auquel vous vous êtes prêté de bonne grâce sur LSP…
MiniPhasme, sans sonnet, ni verre…
[ las de Dali ]
la petitesse des locaux où suivant l’heure de visite cela s’apparente à un gymkana de haut vol.
La revue publiée par le figaro hors série a des erreurs gravissimes : on présente Judth comme une femme qui a séduit Holopherne or on sait bien que c’est le contraire, c’est lui qui a été concupiscent. Il est dit dans le texte je ne peux pas laisser partir une femme comme elle sans faire commerce avec elle.
Autrement, mais je reviendrai plus tard sur ce sujet là, je voudrai vous dire qu’il est à comprendre dans son ensemble le poème et non pas une strophe après l’autre.
Colère sur ce que j’ai vécu comme un tel contresens, pris de plein fouet, mais au fond dans la poésie chacun entend ce qu’il veut entendre. Ce que je veux dire, et là j’insiste c’est que ce poème pour moi est une élégie de l’amour.
Je n’en dénie pas la violence.
Mais c’est comme ça que je le vois.
Et puis aujourd’hui et hier trois films superbes consacrés aux femmes, la colère m’a passé.
le second est parallèle accrochés de part et d’autre de la fontaine
les deux tableaux longs verticaux à l’image des jeunes filles de seize ans qui les composent, graciles, à peine pubères
le second fils prendra la suite de l’atelier paternel
moults reprises des mêmes thèmes inlassablement
vénus judith cupidon lucrèce époque par époque on illustre les thèmes bibliques mythologiques ils tracent et retracent les sillons antiques après les avoir bafoués et mis au rancard on y revient inlassablement
Pauvres neurones du matin : le compte n’a pas l’air d’y être !
Je complète donc, bien désolé :
… Le veuf coupe à coeur… le fait très habilement.
Judith coupe avec coeur *: elle scie, de l’épiderme
Jusqu’à l’os. Elle connaît tout l’art du découpage
…
Quel poète nous dira combien, loin des tourments, Les veufs aussi les veuves, dans leur sagesse renferment
Les secrets qui épargnent les scènes de ménage…
Reprise d’un com que j’avais entamé hier et que j’ai oublié de valider …
Je suis très étonné par tant de talents cachées qui se dévoilent, petit à petit, dans ces commentaires.
Permettez-moi d’y trouver une satisfaction supplémentaire, si ce n’est un sujet de fierté !
…la traduction « c’est la vie» sur la terre »… , disiez-vous le 21 février 2011 à 13:05
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N’oubliez pas, Rose, Rrose Sélavy pour qui « Eros, c’est la vie » …
N’oubliez pas non plus son Conseil d’hygiène intime à l’usage des massacreurs en Erythrée: il faut mettre la moelle de l’épée dans le poil de l’aimée. Ce qui est la sagesse même, l’occasion de grands contentements et le plaisir du contrepet.
Et rappelez-vous enfin, chère Rose, que Rrose Sélavy connaît bien le marchand du sel.
Ce souvenir vous permettra sans doute de prendre toutes les précautions en cas d’averse, de pluie d’oeuvres d’art… Se prendre quinze toiles de maître sur la tête est chose douloureuse, vous plaigniez-vous.
Alors, imaginez quinze urinoirs !
Et ne vous demandez plus maintenant si l’on peut « faire pire » : on peut !
j’ai commencé à vous répondre longuement j’ai tout mis de côté, soigneusement.
pas jeté, rangé
Je vais vous poser deux questions : si vous êtes honnête tâchez de me répondre, en sachant que ce lieu est public que tout le monde suit nos échanges bien sûr.
Ce n’est pas de la simple courtoisie c’est pour décoder les fils qui mènent à la discorde.
1/ vous n’êtes pas marié, mais avez fait des enfants avec une femme (je ne sais pas et vous non plus si vous l’avez aimée ou non, parce que la vie a été tellement difficile que vous ne le savez plus, ou vous l’avez gommée ou vous ne voulez pas le savoir, peu importe, vous êtes incapable de déterminer cela), elle meurt brutalement, vous considérez-vous comme veuf ?
Vous aurez peut-être du mal à vous mettre dans la peau d’un personnage qui ne vous correspond en rien, essayez pour moi, merci. Partez d’un anonymat complet inventez. En étant honnête c’est peut-être faisable je suis pas sûre il faut l’expérience pour comprendre autrement on erre dans des labyrinthes abscons
2/ Au début, cela allait assez, votre tableau de Dali a correspondu à la première strophe de mon poème. Quoique choquée j’ai accepté la vision que vous m’en donniez ; j’ai toutefois signalé qu’à mon sens il manquait des couleurs vives, des grands hommes en noir et des chevaux, ceci de mémoire, sans le relire, mais j’ai accepté.
Ensuite, moi je vous ai dit mais c’est un poème d’amour. Quand je vous ai dit ça vous vous êtes déchaîné en convoquant Judith et Holopherne.
Je n’ai pas encore compris pourquoi.
Pourquoi ?
Ma question est qu’est ce qui précisément a déclenché vos foudres ?
samedi en plein noeud de la discorde et à l’arrachée, midi moins cinq il était moins une, après c’était le week end mes affaires ont trouvé résolution vous avez pas mal de boulets que vous trainez sur le sol et d’un coup de hache clac, l’effet est dingue je soulève mes pied sur le sol je peux courir je ne sais pas si vous pouvez comprendre ce qu’est courir après avoir raclé les semelles pendant presque six ans.
C’est l’équivalent à foutre une dictature en l’air, l’air qui repénètre vos poumons c’est très douloureux de prime abord ça brûle ; après on sera comme avant mais tout de suite ce sentiment de liberté vous fait croire à tort que vous pourriez voler c’est faux vous ne pourrez que marcher
je vais partir
je sais pas où mais je vais partir
peut-être à Jérusalem
je vais aller lire mon poème en bas du mur des lamentations et mes larmes baigneront la totalité de mes vers
ou à Beyrouth
ou à Turin ou à Rome
mais je vais partir
vous ne comprenez rien à moi
vous me plongez direct dans la désolation
je n’ai pas voulu dire ce que vous dites de mon poème
j’ai dit autre chose
vous n’y avez rien compris
en même temps ce n’est pas anodin pour moi qu’au moment où j’ai une engueulade violente avec vous mes attaches soient déliées, je n’interprète pas à la sauvette, mais je ne trouve pas l’évènement anodin
après je vous donnerai mes premières réflexions mises de côté mais j’attends que vous me répondiez, si vous ne voulez pas vous êtes libre mais dites le moi j’ai beaucoup de choses à faire oui
>Wana
bonjour
je vais lui répondre en poème moi aussi mais après le petit déj. quand même !
T’as encore passé la nuit à écouter les news en Lybie ?
Lui en Chine, vous êtes des voyageurs infatigables, tous les deux.
Moi la nuit je dors. Bien. Sans insomnie. Mon âme est paisible et confiante. Mais quand j’ai du chagrin, je dors comme la mendiante de Marguerite Duras. En boule sous un tas de couvertures de couettes et de draps froissés.
Réponse de Rrose Sélavy :
Plus que poli pour être honnête
Plus que poète pour être honni.
– Quelle est donc cette marée sans cause dont l’onde amère inonde l’âme acérée de Rrose ?
– Rrose Sélavy proclame que le miel de sa cervelle est la merveille qui aigrit le fiel du ciel.
– Rrose Sélavy au seuil des cieux porte le deuil des dieux.
– Au pays de Rrose Sélavy on aime les fous et les loups sans foi ni loi.
– Rrose Sélavy propose que la pourriture des passions devienne la nourriture des nations.
– Croyez-vous que Rrose Sélavy connaisse ces jeux de fous qui mettent le feu aux joues ?
– Rrose Sélavy vous engage à ne pas prendre les verrues des seins pour les vertus des saintes.
– Rrose Sélavy n’est pas persuadée que la culture du moi puisse amener la moiteur du cul.
– Rrose Sélavy demande si les Fleurs du Mal ont modifié les mœurs du phalle : qu’en pense Omphale ?
– Rrose Sélavy voudrait bien savoir si l’amour, cette colle à mouches, rend plus dures les molles couches.
– Rrose Sélavy inscrira-t-elle longtemps au cadran des astres le cadastre des ans ?
– Les orages ont pu passer sur Rrose Sélavy, c’est sans rage qu’elle atteint l’âge des oranges.
– Si le silence est d’or, Rrose Sélavy abaisse ses cils et s’endort.
– Ne tourmentez plus Rrose Sélavy, car son génie est énigme. Caron ne le déchiffre pas.
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Quinze Rrose pour quinze toiles…Desnos me pardonnera quelques (très) légères modifications
@ Lucullus, qui a décidé de « faire maigre » dans son message d’hier à 18h24
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1. Je « comprends » votre incompréhension… Et j’admire votre habileté.
2. Dans un monde oulipien, il faut compter et il faut des règles. Des règles formulées (140 lettres, par exemple, ici et avec clinamen autorisé) et des règles tues mais tacites. Ces dernières sont les plus sévères. Elles sont entendues dans le titre, « Cent quarante ». Un titre qui invite à 140 commentaires, ni plus ni moins… Pour la beauté de la chose et la satisfaction du compte rond.
3. Avec une économie de moyens admirable, la meilleure sobriété, vous avez signé le 70ème commentaire. La moitié exacte de l’étape, la partie la plus raide, la plus pentue. Au Grand prix de la montagne, vous avez raflé tous les points.
Ce qui console c’est qu’après vous, la pente est descendante. Jusque vers l’arrivée, le moment où Wana, déguisé en arbitre incontestable, fermera le clapet. Il embrassera le vainqueur*, l’auteur* du 140ème message et lui mettra dans les bras un encombrant mais si décoratif bouquet de Rose…La scène sera grandiose. Elle restera dans les mémoires et dans les anthologies de l’INA.
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* Jeannie Longo, notoire coureuse, m’invite à préciser que les « vainqueuses » potentielles et les « auteuses » méritantes peuvent prétendre au palmarès : elles conservent toutes leurs chances.
>zerbinette
tout ce temps à écrire des horreurs qui vous pourrissent l’existence
depuis longtemps j’avais noté l’indigence de vos commentaires
vous ne m’atteignez pas d’un iota
mais votre recension fait partie de vos listes, et ça je le partage avec vous, j’aime bien les listes : poireau pomme de terre carottes un oignon un clou de girofle
>alii
le motif de la colère du mec c’est que les cheveux de sa meuf bouchent le siphon de la baignoire et cela l’insupporte ;
l’inverse j’ai pas retenu ; ça m’a pas trop intéressée à vrai dire ;
>chouchou merci de vos encouragments à garder maîtrise d emoi et à ne pas lui baalancer quelques jurons bien sentis à travers la tronche, qui seraient aussi douloureux que des toiles de maître.
J’ai passé samedi une annonce dans le Chasseur français
riche héritère âgée et quelque peu décatie cherche homme mûr.
Condition sine qua non : doit ressembler à mon chat.
Autonome, indépendante, réclame des câlins, niche sa tête sous mon pull en laine des Pyrénées, a besoin d’une pitance quotidienne, matin et soir, dort où il veut avec moi ou sans moi, explore tous les lieux nouveaux qui s’offrent à lui.
Me laisse vivre ma vie. Je lui laisse vivre la sienne.
Attachement absolu impératif.
J’ai déjà vingt réponses. Je ne sais pas comment sélectionner. Peut-être faire passer des tests.
>rose
il est temps que je vous parle ma bichette, ma douce ma tendre, je vous sens quelque peu crispée :
vous avez commencé à le dire ceci, le coup de votre annonce matrimoniale dans le chasseur français, avant ce samedi midi moins cinq : or vous savez très bien l’absence de confiance absolue que vous avez en l’homme en général et en particulier votre cas s’aggrave +++, ça vous le savez aussi.
De plus, vous savez la fille qui a poussé le cri du coeur et qui vous a balancé autonome tu trouveras jamais. Tu peux renoncer.
Donc rose, renoncez, vous ne trouverez jamais un homme qui ressemble à votre chat.
>chouchou vous avez beau être hyperattentive à mes émois, vous connaissez ma propension à ne pas renoncer.
Je vais vous dire quand hier soir, j’ai eu envie de ne pas ouvrir mon ordi parce que j’étais sous le coup du choc, il y avait de quoi.
Mon lit de mendiante a des draps propres depuis hier c’est déjà ça.
Choubinet premier qui a des revenus très faibles par rapport à grande amie fidèle et autonome a loué une coupe de bois et il fait du bois pour sa belle.
Voilà, après la buscatière au regard prix de la stère, il a décidé de faire son bois.
Là moi j’admire.
>rose
un chat mais bûcheron de surcroît
et puis quoi encore ?
courage ma belle
renoncer parfois c’est se montrer intelligent, savez-vous ?
P.S il fait du bois parce qu’il aime faire ça.
Vingt stères de bois à cinquante euros la stère ça fait jamais que 1000 euros ; par rapport au travail demandé c’est rien.
le travail pour faire vingt stères de bois de la parcelle qui est tirée au sort, c’est énorme mais l’acte en lui-même de faire ça pour son amoureuse c’est autrement qu’énorme.
D’accord.
Parfois chouchou faut réfléchir, ils ont chacun leurs tâches elle fait la cuisine et lui fait le bois.
Ils skient ensemble.
>rose
ma chérie
je ne vais pas atteindre les cent quarante coms. ce matin pour qu’on n’en parle plus.
Je terminerai donc là cette tentative de cessation d’hostilité qui avortera comme les autres.
Quand on ne s’entend pas, que l’autre ne vous comprend pas on ne s’acharne pas à ce qu’il veuille vous comprendre.
Vous n’aimez pas l’art contemporain basta.
L’amour c’est pareil : lui cuisine, du poisson en papillotte, des trucs et des machins au chocolat, vous n’aimez pas le chocolat, du reste tant et plus. Donc vous êtes obligée de faire le bois dehors pendant qu’il est dedans.
Or, vous savez très bien que vous craigniez d’y laisser une jambe que la tronçonneuse est trop lourde pour vous, que cela empire la tendinite à l’épaule gauche et que c’est toujours lui qui décide de manière impériale qu’on n’ira pas en Irlande mais à Berk sur plage oui.
Alors que vous auriez choisi Trouville pour voir l’hôtel où elle vivait elle. Et marcher sur la même plage.
>rose soyez mignonne pour une fois : cela sera bien la première de votre vie.
Lâchez lui les basketts à ce mec : vous n’avez aucun point commun, et d’un et de deux, vous ne pouvez même pas partager les tâches ménagères vous dedans ert lui dehors et de trois vous ne pouvez même pas visiter le même musée vous êtes rivée sur l’antique et le quatrocento de manière obsessionnnelle et de quatre vous n’aimez pas sa musique du tout, et de cinq vous ne lisez pas les mêmes livres non plus et de six vous n’avez pas besoin d’ivresse pour être extravertie.
et vous ne savez pas skier on dirait un canard sur des patins à roulettes
et vous êtes de la mer
vous aimez l’horizontal avec des vaguelettes et pas ces pics qu’à peine en haut il ne reste qu’une alternative redescendre vers la vallée
Parfois, c’est bizarre.
Voici qu’un inconnu vous interpelle dans la rue ; il sourit, il agite son chapeau, il se dandine d’un pied sur l’autre en globulant des deux yeux dans votre direction.
Gêné, vous hésitez. Vous haussez un sourcil, la lippe pendante, l’air interloqué mais plein de bonne volonté. Vous fermez à demi les bras, pointez un index hésitant sur votre poitrine, esquissez l’ombre d’un rictus interrogateur.
Alors, le type s’élance, fonce vers vous dans une accélération foudroyante et vous vous préparez à un choc frontal.
Mais il passe comme une flèche, sans vous accorder l’ombre d’un regard, et le souffle de son déplacement vous fait tourner comme une toupie.
Ce n’était pas vous. Ce n’était pas lui.
Et vous voici Gros-Jean comme devant.
parfois vous allez l’embrasser le serrer dans vos bras lui dire ça fait longtemps que je t’ai pas vu mais qu’est ce que tu deviens et vous vous êtes trompée vous ne l’avez jamais vu c’est un parfait inconnu vous l’avez confondu avec un autre auquel vous pensez souvent qui ne donne jamais aucun signe de vie, qui est l’absent
vous êtes en plein dans la confusion des sentiments
et vous vous sentez alors si démunie les bras si vides le coeur si creux parce que l’autre de plus vous a prise pour une tarée absolue de vous jeter vers lui comme ça, en lui demandant vous êtes bien k. ? mais non pas du tout, effrayé le mec par cette folle qui lui saute dessus et vous vous êtes sentie obligée d’insister vous êtes sûr vous n’êtes pas k. sur le blog trucmuche de machin mais pas du tout madame alors il a traversé la rue s’est réfugié sur le trottoir d’en face hagard en passe de perdre sa virginité qu’il avit dévolue à sa maman et à personne d’autre l’espèce de vieillard au regard enfantin.
Et vous, vous traversez le pont vers le musée du Louvre et là commencent les emmerdements le pot de confiture que les agents de sécurité repèrent immédiatement, le couteau opinel tout petit pour aller aux champignons, mais c’est quand même un couteau, et votre sac qu’ils vous font vider parce que vous êtes une terroriste en puissance bien sûr et que même dans les chaussures en cuir italienne on peut planquer des explosifs bien sûr.
Finalement coucher avec un mec ou ne pas coucher avec lui, au final c’est le même désastre, la sensation de revenir d’une campagne de Russie et d’y avoir laissé ses extrémités le sentiments de ne pas même cohabiter dans un espace où l’air aurait la même densité.
Non, laissons-les définitivement à leur politique, convaincus de leur capacité à changer le monde alors que leur petit moi personnel est si prégnant et que tout tourne autour de leur nombril.
je vous félicite de tout cela : c’est du chiqué
une vous l’a dit depuis longtemps a disparu depuis dans les oubliettes ne répond pas même à vos bonjours
une mise à poil imbécile et inutile
vous restez à poil longtemps devant la foule vous avez froid et vous détestez cela
les non-réponses des gens qui n’en ont rien à cirer que vous commentiez sur leur blog
le moi moi moi magnifique qui anime chacun de ces gens qui s’épanchent sans aucun désir de communication avec autrui mais qui font du chiffre ou qui s’autoadmirent moi mon nombril mon nombril moi moi mon nombril je m’exprime je parle de moi je parle de moi je m’exprime
vous avez mis longtemps mais lui l’a écrit depuis très longtemps si on ne vous répond pas c’est que l’on n’en a rien à foutre de vous ; ce matin tout ce que vous deviez régler vous l’avez fait de main de maître, la seule différence c’est que vous étiez déterminée, cela a changé toutes les réponses que vous avez obtenues.
Voilà, vous n’en revenez pas mais c’est comme ça.
ça vous dégoûte mais c’est comme ça aussi que ça marche. Pour que l’on vous respecte il faut que vous soyez convaincue de votre bon-droit.
Maintenant, rose, vous ne recevrez plus, ni toiles de maître, ni urinoir sur la tête.
Vaquez en paix à vos occupations de base.
Silence ne rime pas avec indifférence, n’en déplaise à…
« Rabâchages
Il doit être minuit. Tout dort. On n’entend rien.
Un fiacre dans la rue, – un aboiement de chien,
Des ivrognes perdus. – Comme la vie est triste !-
On ne sait rien, et tout dort. – Dire que j’existe !
J’existe ! Moi- Moi- Moi. J’ai des sens, un cerveau,
Je vis ! – Pourtant, ma mère est là-bas au tombeau !
Je suis, elle n’est plus ! C’est vrai, la nuit profonde
M’aurait encor sans elle ; – elle m’a mis au monde…
Mon Dieu ! Tout n’est-il pas un cauchemar trompeur?
Rien qui ne soit sujet d’insondables stupeurs ;
L’Art, l’Amour, et la Mort, la planète et la vie,
Et surtout cette soif de vivre inassouvie
Malgré sa déraison ! – Oui, tout est étonnant.
Et pourtant qui s’étonne ici-bas? maintenant?
On rit, on boit, on joue, on trépigne au théâtre,
La Prostitution à son miroir se plâtre,
On saute sous le gaz au bal de l’Opéra !
D’autres ronflent ou font l’amour, et cætera…
Et penser qu’il faudra que ma Planète crève.
Peut-être tout n’est-il qu’un grand rêve? – Oh ! quel rêve !…
Mais, alors, á quoi bon ce vaste cauchemar,
Au lieu du noir sans cœur, sans écho, sans regard ? »
“…les non-réponses des gens qui n’en ont rien à cirer que vous commentiez sur leur blog …”
Il me semble que c’est une attitude assez généralisée (au moins pour l’expérience que j’en ai) : les auteurs des blogs font rarement des réponses point par point à ce qu’ils lisent dans les commentaires.
D’une part, parce que les commentateurs s’en tirent très bien, pour dialoguer entre eux, sans leur intervention.
D’autre part, parce qu’entretenir une conversation directe avec chacun deviendrait excessivement lourd à gérer… à supposer qu’il y ait matière à conversation.
L’auteur du blog est responsable de ce qu’il écrit, lui.
En général, ce n’est pas un acte totalement gratuit. Même si (et c’est la vocation première d’un blog) l’auteur se met au centre de ses écrits, il sait qu’il a une responsabilité, bien plus grande que celui qui dépose un commentaire, vis à vis de ceux qui vont le lire.
Ils se montreront intéressés ou pas.
Ils reviendront ou ne reviendront pas, ils laisseront une trace ou n’en laisseront pas.
Mais dans tous les cas, celui qui écrit sur son blog prend un risque. Il s’expose, un peu… et il prend le risque d’être regardé.
Ce n’est pas plus grave que porter des chaussures italiennes en cuir, un jean’s délavé ou arborer une mèche de cheveux teinte en rouge…
Prétendre qu’une mèche de cheveux teinte en rouge est un reflet complet de la personnalité serait stupide.
Prétendre qu’un poème écrit “à l’arrache” ou une photo sont suffisants pour caractériser leur auteur est tout autant stupide.
On rentre à la maison et on se dit “Tiens… j’ai vu un mec avec des cheveux rouges… ça m’a paru curieux !”
Rares sont ceux ou celles qui lui auront sauté au cou pour cette raison.
———————-
Pour ma part, lorsque je fais une réponse, c’est qu’un commentaire est en relation (plutôt) directe avec ce que j’ai écrit… Et, même dans ce cas, je ne me sens pas l’obligation de répondre systématiquement.
Et ceux qui m’abordent dans la rue parce qu’ils m’ont confondu avec Demis Roussos, je les accueille avec plus ou moins de bienveillance, selon la manière avec laquelle ils m’ont abordé : je n’aime pas, absolument pas, le talent de Demis Roussos !
>mais toi, Wana, parfois tu réponds ; clair que parfois on est totalement hors du sujet et même que parfois on parle en étant deux et que chacun parle tout seul. Je l’ai vécu ici et ailleurs et c’est assez stupéfiant, tous les grands sont convoqués : Anouilh Ionesco Artaud Jarry etc.
>une fois aussi j’ai rencontré un bloggeur du top dix qui franchement de toi n’en a rien à carrer. C’est à dire que si tu n’existais pas ce serait pareil pour lui.
C’était assez stupéfiant à vrai dire : lors de la conférence débat il captait la parole avec ses intervenants, aucun échange avec la salle. L’intelligentsia entre elle, tout ce que je hais. La seule femme a parlé sept minutes grand max. les hommes présents 2h 30. Quand dans la salle on participait (beaucoup de femmes intelligentes actives, nombre de juives, peu de palestiniennes, il était submergé, le lendemain il a dit va falloir cesser la cacophonie. Toutes les interventions féminines étaient sensées ouvertes éclairées.
Mais il a laissé un rappeur débile faire son sketch pour vendre sa soupe. Démago au possible.
Par contre, ce qui est important pour lui est d’avoir beaucoup de commentaires parce que c’est ce qui le classe dans le top dix. Et il a du taf grâce à cela, il se fait des ronds grâce à cela, il publie des trucs imbitables grâce à cela (je sais pas si je terminerai le dernier bouquin, d’aileurs j’ai commencé par la fin, donc je sais pas si je lirai le milieu), c’est du vent.
>une autre fois j’ai acheté le livre d’un mec qui faisait la pub sur son blog d’art, là encore les bras m’en sont tombés (je me demande ce qu’il va rester de moi, un tronc dans doute, sans membres et sans tête). Ce livre était horrible, le type j’ai plus remis les pieds sur son blog qui pourtant est très bien : la seconde raison étant la manière dont il nommait les putes, cela m’a insupportée.
>non Wana vraiment si la communication qui est là est ce qu’elle semble être, d’une superficialité certaine, pour moi c’est vain.
Et ce qui est vain, ça ne sert à rien.
Quant à la désespérance du poème de Jules Laforgue de Miniphasme, à sa noirceur je n’y cède pas non plus.
Voilà blogguer sans doute c’est l’expression de soi pour celui qui tient le blog, pour celui qui est commentateur c’est errer dans un long désert sans fin. Dire des choses parcellaires, errer, être démuni.
Votre fil, s’il file bien vers les cent quarante commentaires, commence dériver dangereusement. Il est grand temps de redresser le cap.
Je m’y emploie : vous savez que vous pouvez toujours « compter » sur moi ( qui ai tant navigué et divagué de la belle aube au triste soir) quand L’Oulipo est en péril et assailli par les flibustières marseillaises…Les plus terrifiantes qui soient et qui hantent toutes les mers connues et aussi les autres… Pire que le chant des sirènes, leur caquetage pétrifie, stupéfie les navigateurs les plus aguerris, les plus burinés par les embruns océaniques et par ceux, plus modestes, de la rade de Marseille.
Hardi, Wana !… et faisons fi des fredaines déboussolées…
_____________
Voici donc, pour retrouver la direction souhaitée par votre billet et en évoquant la conversion, l’état de grâce qui – peut-être un jour ? – me gagneront :
Sonnet acrostiché et sévèrement limité à cent quarante caractères tandis que son titre, au prix d une contrainte supplémentaire bien ridicule, en compte le même nombre
Contrainte
Et comptage
Ne te siéent :
Trop à faire !
Et pourtant
Tu goûteras
Qu’un tel jeu
Unique dise :
-Acrostiche
Redoutable !
Anagrammes !
Numérotons
Tant et tant !
Et youp la la !
___________________
Evidemment, tant de contraintes ( 14 lignes impératives, 10 lettres par ligne et acrostiche cruel chapeauté par un titre ridicule et comptabilisé) ne laissent guère de place à la qualité de l’expression, au sens et au plaisir de la lecture.
Mais c’est le prix à payer pour embarquer sur L’Oulipo, ce fameux trois-mots*, fin comme un noizeau.
Bravo TRS ! Vous disiez plus haut : Jeannie Longo, notoire coureuse, m’invite à préciser que les « vainqueuses » potentielles et les « auteuses » méritantes peuvent prétendre au palmarès : elles conservent toutes leurs chances.
C’est même couru d’avance si l’on en croit la coquille quasi-freudienne de celui qui n’est pas, on l’aura compris, la moitié d’un Demis (Roussos) :
Je suis très étonné par tant de talents cachées (sic) qui se dévoilent, petit à petit, dans ces commentaires.
De là à penser que Wana avait la tête dans le sac* ou qu’il pédalait dans le yoğurt, il y a un chasme que le phasme se gardera bien évidemment de franchir…
PS : qui aurait pu dire, dans un pays fort lointain, au XIXème siècle :
Marre de ces travaux d’aiguilles ! J’ai un vrai talent littéraire à développer, moi ! Ah, si mon égoïste de mari pouvait enfin se détacher de son maudit journal ! Y a pas que la politique dans la vie !
Autres indices : ce personnage d’une nouvelle qui a inspiré un film époustouflant, est sorti dans les années 60 (je l’ai vu ce week-end….)
PPS : pour l’autre jeu, ce n’est que partie remise…
Fable express en forme de lettre:
_____________________
Cher ami,
Je vous supplie de bien vouloir cesser
De m’importuner avec vos courriers…
Vos soucis de fesse, vos histoires de guerre
Ne m’enchantent plus guère et seul le mystère
De la Marie Roget me satisfait.
Il fallait vous le dire : – Voilà c’est fait !…
D’ailleurs, et dès demain, je prends la mer
Et bien des histoires extraordinaires
M’attend’nt enfin, à bord de L’Oulipo…
Je vous laisse, vous et votre chassepot*.
Faites gaffe à votre peau, mon cher Apoll’
Et méfiez-vous de la grippe espagnole.
Votre……etc.
_____________
Moralité ?
… A bord de L’Oulipo « Lou lit Poe »…
* Ce chassepot, ici, n’est qu’un clinamen pardonnable… Un simple Wanachronisme.
>Miniphasme
je n’ai pas vu ce film de Satyajit Ray, las
hormis Bollywood que j’ai vu in situ en 1980 je connais peu le cinema indien y compris le dernier Slumdog millionnaire.
Par contre dans Gertrud de Dreyer, elle a pour amants/maris successivement un ecrivain ; echec absolu : trente ans apres grosso modo, elle lui explique qu’elle l’a quitte parce qu’il avait gribouille a la hate la femme empeche l’homme de travailler. La il mendie qu’elle parte avec lui elle refuse.
Puis un homme politique, c’est pire. Il la considere comme une potiche une femme trophee ; a la fin il devient ministre, elle le plaque aussi.
Entretemps elle est tombee amoureuse d’um jeune amant musicien de surcroit, c’est pas rien, qui lui fait lourdement sa jeunesse a lui.
Finalement elle quitte les trois hommes qu’elle a aimes et se confine dans une solitude ou elle se ressource , elle ecrit elle travaille elle vit cloitree, elle est heureuse mais surtout paisible.
quant a Jules Laforgue certains de ses poemes retranscrivent une haine de la femme horrible et un cote macho pire qu’horrible
au clou
au pilori
Laforgue
quant a la sirene de Magritte ce n’est pas mieux elle est particulierement horrible surtout son absence de bras.
quant aux enormes problemes de phallus un bon sejour au mont Athos peut etre serait la solution meme sans prieres juste y etre et silencieux bien sur et seul au possible.
maintenant en remede a la poesie et sa force obscure, je pense que faire des statistiques peut aider, cela doit etre defoulatoire.
moi je suis la 38999 à lire ce blog : le prochain passe au millier de plus. happy birthday, j’adore surveiller mon compteur kilométrique sur ma bagnole, moi zaussi.
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TRS
Petit flash-back sur LSP, histoire de rappeler à vos contemptrices que tous les hommes ne sont pas à mettre dans le même sac :
« Holopherne ? demandez plutôt Artemisia (Gentileschi). Elle pensait que pour un bon portrait, il faut une assistante. »

Rédigé par : Ph.H | le 21 novembre 2009 à 00:25
[…]
Rédigé par : l’éboueur de l’A. | le 21 novembre 2009 à 01:13
Si l’insecte a su observer le silence, il n’en pense pas moins… celui qui s’est vu attribuer la « bosse de l’ergotage », n’est rien de moins qu’un vieux chameau laineux… dont l’humour noir pouvait laisser entendre qu’il en broyait…
Trêve de mièvrerie!…
Il faut vous faire une raison… Quoique robuste, la créature de Caravage accuse cruellement les ravages de l’âge ; pourquoi ne pas vous tourner vers les filles de l’est qui répondent –bénévolement– à vos critères ? Ne sont-elles pas assez saignantes ?
* à ce jour, aucune féministe** ne s’est manifestée pour coller un sic retentissant au malotru !
** A propos de « féminisme », la question n’aurait jamais été tranchée : est-ce Alexandre Dumas fils ( La dame aux camélias) qui créa ce néologisme ou bien le philosophe Fourier (Le nouveau monde industriel et sociétaire) ?
PS : je reviendrai sur le petit jeu auquel vous vous êtes prêté de bonne grâce sur LSP…
MiniPhasme, sans sonnet, ni verre…
[ las de Dali ]
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accuser les ravages de l’âge c’est vivable accuser les ravages du coeur c’est autre chose.
à tous ai lu ce jour le hors série sur Cranach à propos de l’expo au Luxembourg. J’aime les auteurs exposés je déteste l
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la petitesse des locaux où suivant l’heure de visite cela s’apparente à un gymkana de haut vol.
La revue publiée par le figaro hors série a des erreurs gravissimes : on présente Judth comme une femme qui a séduit Holopherne or on sait bien que c’est le contraire, c’est lui qui a été concupiscent. Il est dit dans le texte je ne peux pas laisser partir une femme comme elle sans faire commerce avec elle.
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Autrement, mais je reviendrai plus tard sur ce sujet là, je voudrai vous dire qu’il est à comprendre dans son ensemble le poème et non pas une strophe après l’autre.
Colère sur ce que j’ai vécu comme un tel contresens, pris de plein fouet, mais au fond dans la poésie chacun entend ce qu’il veut entendre. Ce que je veux dire, et là j’insiste c’est que ce poème pour moi est une élégie de l’amour.
Je n’en dénie pas la violence.
Mais c’est comme ça que je le vois.
Et puis aujourd’hui et hier trois films superbes consacrés aux femmes, la colère m’a passé.
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autrement Miniphasme, ce n’est pas toujours un sac parfois c’est un plateau d’argent pour jean le baptiste je crois, le gendre de Salomé
on n’est plus dans l’affaire est dans le sac mais dans je te l’apporte sur un plateau d’argent
bonne fin de dimanche à tous, bises Wana et alii
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sondage les couples se disputent 312 jours par an
calcul : il reste 53 jours tranquilles
c’est peu
c’est c…..
les motifs sont futiles
peu se balancent des tableaux à travers la tronche
quand on regarde les tableaux seul on est paisible
parfois même on s eprend à rêver seule devant un tableau

c’est pas mieux que le cimeterre
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le second est parallèle accrochés de part et d’autre de la fontaine
les deux tableaux longs verticaux à l’image des jeunes filles de seize ans qui les composent, graciles, à peine pubères
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lorsque le fils aîné est mort à à peine 24 ans il a rabattu les ailes de son dragon Lucas L’ancien le père
fils qui n’aura pas profité de l’amour
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le second fils prendra la suite de l’atelier paternel
moults reprises des mêmes thèmes inlassablement
vénus judith cupidon lucrèce époque par époque on illustre les thèmes bibliques mythologiques ils tracent et retracent les sillons antiques après les avoir bafoués et mis au rancard on y revient inlassablement
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en hébreu Eve signifie la vie et Adam la terre
on dit Adam et Eve mais la traduction c’est la vie sur la terre
j’ai expliqué mon poème à quelqu’un qui l’a compris
je ne me suis pas pris quinze toiles de maître sur la tête
ça fait du bien
waouh
maintenant je vais lire les proverbes
enfin, me traiter de lubrique c’est quand même le nec plus ultra
c’est pire que les quinze toiles qui pourtant pèsent leur poids
je me demande si on peut faire pire
ai vérifié : Holopherne n’a rien senti il était comme un coing, bourré.
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Les tyrans sont piteux
dés que décapités
et si la vie palpite,
eux l’ont déjà quittée.
Les parfums capiteux
de ces têtes tranchées
plairont aux facétieux
aimant la viande hachée.
Devant les Holopherne
d’hier et d’aujourd’hui,
qui diantre se prosterne ?
– Ils sont cuits et recuits.
Qui ? Mais les messieurs-dames
qui servent le barbeau ;
eux ne voient pas la lame
caressant leurs jabots.
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> A Rose, statisticienne émérite, | le 21 février 2011 à 10:06 | Alerter
…
Les couples se disputent 312 jours par an.
Le reste de l’année, on sait qu’ils s’ennuient ferme…
C’est ce que nous dit Rose, en citant un sondage
Seuls les veufs et les veuves ont bien des agréments:
Le vieillard solitaire guette ses radis qui germent,
A la belote retrouve les amis de son âge.
Les veuves sont tant joyeuses : elles affûtent le tranchant
Avant de visiter un certain Holopherne.
Sifflotant, elles révisent leur manuel d’étêtage…
Le veuf coupe à coeur, très habilement.
Judith coupe avec coeur *: elle scie, de l’épiderme
Jusqu’à l’os. Elle connaît tout l’art du découpage !
Qui dira le bonheur des esseulés contents ?
Ils rêvent «atout», et aux têtes de l’Hydre de Lerne
Et se passent de disputes… et se passent de tapage.
Quel poète nous dira combien, loin des tourments,
Les veufs et les veuves, calmement renferment
Les secrets qui épargnent les scènes de ménage…
_______________________
* On sait que Judith, dans les jeux de cartes, est la dame de cœur, pas celle du cou.
On sait aussi qu’elle était veuve et avait le cœur à l’ouvrage.
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Pauvres neurones du matin : le compte n’a pas l’air d’y être !
Je complète donc, bien désolé :
…
Le veuf coupe à coeur… le fait très habilement.
Judith coupe avec coeur *: elle scie, de l’épiderme
Jusqu’à l’os. Elle connaît tout l’art du découpage
…
Quel poète nous dira combien, loin des tourments,
Les veufs aussi les veuves, dans leur sagesse renferment
Les secrets qui épargnent les scènes de ménage…
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Reprise d’un com que j’avais entamé hier et que j’ai oublié de valider …
Je suis très étonné par tant de talents cachées qui se dévoilent, petit à petit, dans ces commentaires.
Permettez-moi d’y trouver une satisfaction supplémentaire, si ce n’est un sujet de fierté !
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> Rose,
…la traduction « c’est la vie» sur la terre »… , disiez-vous le 21 février 2011 à 13:05
________________________
N’oubliez pas, Rose, Rrose Sélavy pour qui « Eros, c’est la vie » …
N’oubliez pas non plus son Conseil d’hygiène intime à l’usage des massacreurs en Erythrée: il faut mettre la moelle de l’épée dans le poil de l’aimée. Ce qui est la sagesse même, l’occasion de grands contentements et le plaisir du contrepet.
Et rappelez-vous enfin, chère Rose, que Rrose Sélavy connaît bien le marchand du sel.
Ce souvenir vous permettra sans doute de prendre toutes les précautions en cas d’averse, de pluie d’oeuvres d’art… Se prendre quinze toiles de maître sur la tête est chose douloureuse, vous plaigniez-vous.
Alors, imaginez quinze urinoirs !
Et ne vous demandez plus maintenant si l’on peut « faire pire » : on peut !
http://nabekor.free.fr/dotclear/?2006/01/06/51-l-urinoir-de-marcel-duchamp
_______________________
> MiniPhasme, le 20 février 2011 à 17:49
Je ne comprends pas grand-chose à votre « histoire de jeu »… J’ai sûrement oublié. De quoi s’agit-il ?
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j’ai commencé à vous répondre longuement j’ai tout mis de côté, soigneusement.
pas jeté, rangé
Je vais vous poser deux questions : si vous êtes honnête tâchez de me répondre, en sachant que ce lieu est public que tout le monde suit nos échanges bien sûr.
Ce n’est pas de la simple courtoisie c’est pour décoder les fils qui mènent à la discorde.
1/ vous n’êtes pas marié, mais avez fait des enfants avec une femme (je ne sais pas et vous non plus si vous l’avez aimée ou non, parce que la vie a été tellement difficile que vous ne le savez plus, ou vous l’avez gommée ou vous ne voulez pas le savoir, peu importe, vous êtes incapable de déterminer cela), elle meurt brutalement, vous considérez-vous comme veuf ?
Vous aurez peut-être du mal à vous mettre dans la peau d’un personnage qui ne vous correspond en rien, essayez pour moi, merci. Partez d’un anonymat complet inventez. En étant honnête c’est peut-être faisable je suis pas sûre il faut l’expérience pour comprendre autrement on erre dans des labyrinthes abscons
2/ Au début, cela allait assez, votre tableau de Dali a correspondu à la première strophe de mon poème. Quoique choquée j’ai accepté la vision que vous m’en donniez ; j’ai toutefois signalé qu’à mon sens il manquait des couleurs vives, des grands hommes en noir et des chevaux, ceci de mémoire, sans le relire, mais j’ai accepté.
Ensuite, moi je vous ai dit mais c’est un poème d’amour. Quand je vous ai dit ça vous vous êtes déchaîné en convoquant Judith et Holopherne.
Je n’ai pas encore compris pourquoi.
Pourquoi ?
Ma question est qu’est ce qui précisément a déclenché vos foudres ?
samedi en plein noeud de la discorde et à l’arrachée, midi moins cinq il était moins une, après c’était le week end mes affaires ont trouvé résolution vous avez pas mal de boulets que vous trainez sur le sol et d’un coup de hache clac, l’effet est dingue je soulève mes pied sur le sol je peux courir je ne sais pas si vous pouvez comprendre ce qu’est courir après avoir raclé les semelles pendant presque six ans.
C’est l’équivalent à foutre une dictature en l’air, l’air qui repénètre vos poumons c’est très douloureux de prime abord ça brûle ; après on sera comme avant mais tout de suite ce sentiment de liberté vous fait croire à tort que vous pourriez voler c’est faux vous ne pourrez que marcher
je vais partir
je sais pas où mais je vais partir
peut-être à Jérusalem
je vais aller lire mon poème en bas du mur des lamentations et mes larmes baigneront la totalité de mes vers
ou à Beyrouth
ou à Turin ou à Rome
mais je vais partir
vous ne comprenez rien à moi
vous me plongez direct dans la désolation
je n’ai pas voulu dire ce que vous dites de mon poème
j’ai dit autre chose
vous n’y avez rien compris
en même temps ce n’est pas anodin pour moi qu’au moment où j’ai une engueulade violente avec vous mes attaches soient déliées, je n’interprète pas à la sauvette, mais je ne trouve pas l’évènement anodin
après je vous donnerai mes premières réflexions mises de côté mais j’attends que vous me répondiez, si vous ne voulez pas vous êtes libre mais dites le moi j’ai beaucoup de choses à faire oui
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>Wana
bonjour
je vais lui répondre en poème moi aussi mais après le petit déj. quand même !
T’as encore passé la nuit à écouter les news en Lybie ?
Lui en Chine, vous êtes des voyageurs infatigables, tous les deux.
Moi la nuit je dors. Bien. Sans insomnie. Mon âme est paisible et confiante. Mais quand j’ai du chagrin, je dors comme la mendiante de Marguerite Duras. En boule sous un tas de couvertures de couettes et de draps froissés.
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Réponse de Rrose Sélavy :
Plus que poli pour être honnête
Plus que poète pour être honni.
– Quelle est donc cette marée sans cause dont l’onde amère inonde l’âme acérée de Rrose ?
– Rrose Sélavy proclame que le miel de sa cervelle est la merveille qui aigrit le fiel du ciel.
– Rrose Sélavy au seuil des cieux porte le deuil des dieux.
– Au pays de Rrose Sélavy on aime les fous et les loups sans foi ni loi.
– Rrose Sélavy propose que la pourriture des passions devienne la nourriture des nations.
– Croyez-vous que Rrose Sélavy connaisse ces jeux de fous qui mettent le feu aux joues ?
– Rrose Sélavy vous engage à ne pas prendre les verrues des seins pour les vertus des saintes.
– Rrose Sélavy n’est pas persuadée que la culture du moi puisse amener la moiteur du cul.
– Rrose Sélavy demande si les Fleurs du Mal ont modifié les mœurs du phalle : qu’en pense Omphale ?
– Rrose Sélavy voudrait bien savoir si l’amour, cette colle à mouches, rend plus dures les molles couches.
– Rrose Sélavy inscrira-t-elle longtemps au cadran des astres le cadastre des ans ?
– Les orages ont pu passer sur Rrose Sélavy, c’est sans rage qu’elle atteint l’âge des oranges.
– Si le silence est d’or, Rrose Sélavy abaisse ses cils et s’endort.
– Ne tourmentez plus Rrose Sélavy, car son génie est énigme. Caron ne le déchiffre pas.
______________________________________
Quinze Rrose pour quinze toiles…Desnos me pardonnera quelques (très) légères modifications
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?
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@ Lucullus, qui a décidé de « faire maigre » dans son message d’hier à 18h24
____________________
1. Je « comprends » votre incompréhension… Et j’admire votre habileté.
2. Dans un monde oulipien, il faut compter et il faut des règles. Des règles formulées (140 lettres, par exemple, ici et avec clinamen autorisé) et des règles tues mais tacites. Ces dernières sont les plus sévères. Elles sont entendues dans le titre, « Cent quarante ». Un titre qui invite à 140 commentaires, ni plus ni moins… Pour la beauté de la chose et la satisfaction du compte rond.
3. Avec une économie de moyens admirable, la meilleure sobriété, vous avez signé le 70ème commentaire. La moitié exacte de l’étape, la partie la plus raide, la plus pentue. Au Grand prix de la montagne, vous avez raflé tous les points.
Ce qui console c’est qu’après vous, la pente est descendante. Jusque vers l’arrivée, le moment où Wana, déguisé en arbitre incontestable, fermera le clapet. Il embrassera le vainqueur*, l’auteur* du 140ème message et lui mettra dans les bras un encombrant mais si décoratif bouquet de Rose…La scène sera grandiose. Elle restera dans les mémoires et dans les anthologies de l’INA.
_________________
* Jeannie Longo, notoire coureuse, m’invite à préciser que les « vainqueuses » potentielles et les « auteuses » méritantes peuvent prétendre au palmarès : elles conservent toutes leurs chances.
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>zerbinette
tout ce temps à écrire des horreurs qui vous pourrissent l’existence
depuis longtemps j’avais noté l’indigence de vos commentaires
vous ne m’atteignez pas d’un iota
mais votre recension fait partie de vos listes, et ça je le partage avec vous, j’aime bien les listes : poireau pomme de terre carottes un oignon un clou de girofle
>alii
le motif de la colère du mec c’est que les cheveux de sa meuf bouchent le siphon de la baignoire et cela l’insupporte ;
l’inverse j’ai pas retenu ; ça m’a pas trop intéressée à vrai dire ;
>Wana bonjour, grosses bises
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>rose libérez-vous l’esprit, faites votre lit. Chaque fois que vous vous éloignez vous respirez.
En deux jours vous avez réglé mille corvées il vous reste à aller déboucher le siphon de votre baignoire.
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>chouchou merci de vos encouragments à garder maîtrise d emoi et à ne pas lui baalancer quelques jurons bien sentis à travers la tronche, qui seraient aussi douloureux que des toiles de maître.
J’ai passé samedi une annonce dans le Chasseur français
riche héritère âgée et quelque peu décatie cherche homme mûr.
Condition sine qua non : doit ressembler à mon chat.
Autonome, indépendante, réclame des câlins, niche sa tête sous mon pull en laine des Pyrénées, a besoin d’une pitance quotidienne, matin et soir, dort où il veut avec moi ou sans moi, explore tous les lieux nouveaux qui s’offrent à lui.
Me laisse vivre ma vie. Je lui laisse vivre la sienne.
Attachement absolu impératif.
J’ai déjà vingt réponses. Je ne sais pas comment sélectionner. Peut-être faire passer des tests.
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>rose
il est temps que je vous parle ma bichette, ma douce ma tendre, je vous sens quelque peu crispée :
vous avez commencé à le dire ceci, le coup de votre annonce matrimoniale dans le chasseur français, avant ce samedi midi moins cinq : or vous savez très bien l’absence de confiance absolue que vous avez en l’homme en général et en particulier votre cas s’aggrave +++, ça vous le savez aussi.
De plus, vous savez la fille qui a poussé le cri du coeur et qui vous a balancé autonome tu trouveras jamais. Tu peux renoncer.
Donc rose, renoncez, vous ne trouverez jamais un homme qui ressemble à votre chat.
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>chouchou vous avez beau être hyperattentive à mes émois, vous connaissez ma propension à ne pas renoncer.
Je vais vous dire quand hier soir, j’ai eu envie de ne pas ouvrir mon ordi parce que j’étais sous le coup du choc, il y avait de quoi.
Mon lit de mendiante a des draps propres depuis hier c’est déjà ça.
Choubinet premier qui a des revenus très faibles par rapport à grande amie fidèle et autonome a loué une coupe de bois et il fait du bois pour sa belle.
Voilà, après la buscatière au regard prix de la stère, il a décidé de faire son bois.
Là moi j’admire.
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>rose
un chat mais bûcheron de surcroît
et puis quoi encore ?
courage ma belle
renoncer parfois c’est se montrer intelligent, savez-vous ?
P.S il fait du bois parce qu’il aime faire ça.
Vingt stères de bois à cinquante euros la stère ça fait jamais que 1000 euros ; par rapport au travail demandé c’est rien.
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>chouchou
le travail pour faire vingt stères de bois de la parcelle qui est tirée au sort, c’est énorme mais l’acte en lui-même de faire ça pour son amoureuse c’est autrement qu’énorme.
D’accord.
Parfois chouchou faut réfléchir, ils ont chacun leurs tâches elle fait la cuisine et lui fait le bois.
Ils skient ensemble.
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>rose
ma chérie
je ne vais pas atteindre les cent quarante coms. ce matin pour qu’on n’en parle plus.
Je terminerai donc là cette tentative de cessation d’hostilité qui avortera comme les autres.
Quand on ne s’entend pas, que l’autre ne vous comprend pas on ne s’acharne pas à ce qu’il veuille vous comprendre.
Vous n’aimez pas l’art contemporain basta.
L’amour c’est pareil : lui cuisine, du poisson en papillotte, des trucs et des machins au chocolat, vous n’aimez pas le chocolat, du reste tant et plus. Donc vous êtes obligée de faire le bois dehors pendant qu’il est dedans.
Or, vous savez très bien que vous craigniez d’y laisser une jambe que la tronçonneuse est trop lourde pour vous, que cela empire la tendinite à l’épaule gauche et que c’est toujours lui qui décide de manière impériale qu’on n’ira pas en Irlande mais à Berk sur plage oui.
Alors que vous auriez choisi Trouville pour voir l’hôtel où elle vivait elle. Et marcher sur la même plage.
>rose soyez mignonne pour une fois : cela sera bien la première de votre vie.
Lâchez lui les basketts à ce mec : vous n’avez aucun point commun, et d’un et de deux, vous ne pouvez même pas partager les tâches ménagères vous dedans ert lui dehors et de trois vous ne pouvez même pas visiter le même musée vous êtes rivée sur l’antique et le quatrocento de manière obsessionnnelle et de quatre vous n’aimez pas sa musique du tout, et de cinq vous ne lisez pas les mêmes livres non plus et de six vous n’avez pas besoin d’ivresse pour être extravertie.
Passé ce cap là, il n’y a pas de salut.
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et vous ne savez pas skier on dirait un canard sur des patins à roulettes
et vous êtes de la mer
vous aimez l’horizontal avec des vaguelettes et pas ces pics qu’à peine en haut il ne reste qu’une alternative redescendre vers la vallée
rose you you vous m’entendez ?
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Parfois, c’est bizarre.
Voici qu’un inconnu vous interpelle dans la rue ; il sourit, il agite son chapeau, il se dandine d’un pied sur l’autre en globulant des deux yeux dans votre direction.
Gêné, vous hésitez. Vous haussez un sourcil, la lippe pendante, l’air interloqué mais plein de bonne volonté. Vous fermez à demi les bras, pointez un index hésitant sur votre poitrine, esquissez l’ombre d’un rictus interrogateur.
Alors, le type s’élance, fonce vers vous dans une accélération foudroyante et vous vous préparez à un choc frontal.
Mais il passe comme une flèche, sans vous accorder l’ombre d’un regard, et le souffle de son déplacement vous fait tourner comme une toupie.
Ce n’était pas vous. Ce n’était pas lui.
Et vous voici Gros-Jean comme devant.
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c’est vrai, je confirme :
parfois vous allez l’embrasser le serrer dans vos bras lui dire ça fait longtemps que je t’ai pas vu mais qu’est ce que tu deviens et vous vous êtes trompée vous ne l’avez jamais vu c’est un parfait inconnu vous l’avez confondu avec un autre auquel vous pensez souvent qui ne donne jamais aucun signe de vie, qui est l’absent
vous êtes en plein dans la confusion des sentiments
et vous vous sentez alors si démunie les bras si vides le coeur si creux parce que l’autre de plus vous a prise pour une tarée absolue de vous jeter vers lui comme ça, en lui demandant vous êtes bien k. ? mais non pas du tout, effrayé le mec par cette folle qui lui saute dessus et vous vous êtes sentie obligée d’insister vous êtes sûr vous n’êtes pas k. sur le blog trucmuche de machin mais pas du tout madame alors il a traversé la rue s’est réfugié sur le trottoir d’en face hagard en passe de perdre sa virginité qu’il avit dévolue à sa maman et à personne d’autre l’espèce de vieillard au regard enfantin.
Et vous, vous traversez le pont vers le musée du Louvre et là commencent les emmerdements le pot de confiture que les agents de sécurité repèrent immédiatement, le couteau opinel tout petit pour aller aux champignons, mais c’est quand même un couteau, et votre sac qu’ils vous font vider parce que vous êtes une terroriste en puissance bien sûr et que même dans les chaussures en cuir italienne on peut planquer des explosifs bien sûr.
Finalement coucher avec un mec ou ne pas coucher avec lui, au final c’est le même désastre, la sensation de revenir d’une campagne de Russie et d’y avoir laissé ses extrémités le sentiments de ne pas même cohabiter dans un espace où l’air aurait la même densité.
Non, laissons-les définitivement à leur politique, convaincus de leur capacité à changer le monde alors que leur petit moi personnel est si prégnant et que tout tourne autour de leur nombril.
lache prise rose et fous le camp
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je vous félicite de tout cela : c’est du chiqué
une vous l’a dit depuis longtemps a disparu depuis dans les oubliettes ne répond pas même à vos bonjours
une mise à poil imbécile et inutile
vous restez à poil longtemps devant la foule vous avez froid et vous détestez cela
les non-réponses des gens qui n’en ont rien à cirer que vous commentiez sur leur blog
le moi moi moi magnifique qui anime chacun de ces gens qui s’épanchent sans aucun désir de communication avec autrui mais qui font du chiffre ou qui s’autoadmirent moi mon nombril mon nombril moi moi mon nombril je m’exprime je parle de moi je parle de moi je m’exprime
vous avez mis longtemps mais lui l’a écrit depuis très longtemps si on ne vous répond pas c’est que l’on n’en a rien à foutre de vous ; ce matin tout ce que vous deviez régler vous l’avez fait de main de maître, la seule différence c’est que vous étiez déterminée, cela a changé toutes les réponses que vous avez obtenues.
Voilà, vous n’en revenez pas mais c’est comme ça.
ça vous dégoûte mais c’est comme ça aussi que ça marche. Pour que l’on vous respecte il faut que vous soyez convaincue de votre bon-droit.
Maintenant, rose, vous ne recevrez plus, ni toiles de maître, ni urinoir sur la tête.
Vaquez en paix à vos occupations de base.
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Silence ne rime pas avec indifférence, n’en déplaise à…
« Rabâchages
Il doit être minuit. Tout dort. On n’entend rien.
Un fiacre dans la rue, – un aboiement de chien,
Des ivrognes perdus. – Comme la vie est triste !-
On ne sait rien, et tout dort. – Dire que j’existe !
J’existe ! Moi- Moi- Moi. J’ai des sens, un cerveau,
Je vis ! – Pourtant, ma mère est là-bas au tombeau !
Je suis, elle n’est plus ! C’est vrai, la nuit profonde
M’aurait encor sans elle ; – elle m’a mis au monde…
Mon Dieu ! Tout n’est-il pas un cauchemar trompeur?
Rien qui ne soit sujet d’insondables stupeurs ;
L’Art, l’Amour, et la Mort, la planète et la vie,
Et surtout cette soif de vivre inassouvie
Malgré sa déraison ! – Oui, tout est étonnant.
Et pourtant qui s’étonne ici-bas? maintenant?
On rit, on boit, on joue, on trépigne au théâtre,
La Prostitution à son miroir se plâtre,
On saute sous le gaz au bal de l’Opéra !
D’autres ronflent ou font l’amour, et cætera…
Et penser qu’il faudra que ma Planète crève.
Peut-être tout n’est-il qu’un grand rêve? – Oh ! quel rêve !…
Mais, alors, á quoi bon ce vaste cauchemar,
Au lieu du noir sans cœur, sans écho, sans regard ? »
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“…les non-réponses des gens qui n’en ont rien à cirer que vous commentiez sur leur blog …”
Il me semble que c’est une attitude assez généralisée (au moins pour l’expérience que j’en ai) : les auteurs des blogs font rarement des réponses point par point à ce qu’ils lisent dans les commentaires.
D’une part, parce que les commentateurs s’en tirent très bien, pour dialoguer entre eux, sans leur intervention.
D’autre part, parce qu’entretenir une conversation directe avec chacun deviendrait excessivement lourd à gérer… à supposer qu’il y ait matière à conversation.
L’auteur du blog est responsable de ce qu’il écrit, lui.
En général, ce n’est pas un acte totalement gratuit. Même si (et c’est la vocation première d’un blog) l’auteur se met au centre de ses écrits, il sait qu’il a une responsabilité, bien plus grande que celui qui dépose un commentaire, vis à vis de ceux qui vont le lire.
Ils se montreront intéressés ou pas.
Ils reviendront ou ne reviendront pas, ils laisseront une trace ou n’en laisseront pas.
Mais dans tous les cas, celui qui écrit sur son blog prend un risque. Il s’expose, un peu… et il prend le risque d’être regardé.
Ce n’est pas plus grave que porter des chaussures italiennes en cuir, un jean’s délavé ou arborer une mèche de cheveux teinte en rouge…
Prétendre qu’une mèche de cheveux teinte en rouge est un reflet complet de la personnalité serait stupide.
Prétendre qu’un poème écrit “à l’arrache” ou une photo sont suffisants pour caractériser leur auteur est tout autant stupide.
On rentre à la maison et on se dit “Tiens… j’ai vu un mec avec des cheveux rouges… ça m’a paru curieux !”
Rares sont ceux ou celles qui lui auront sauté au cou pour cette raison.
———————-
Pour ma part, lorsque je fais une réponse, c’est qu’un commentaire est en relation (plutôt) directe avec ce que j’ai écrit… Et, même dans ce cas, je ne me sens pas l’obligation de répondre systématiquement.
Et ceux qui m’abordent dans la rue parce qu’ils m’ont confondu avec Demis Roussos, je les accueille avec plus ou moins de bienveillance, selon la manière avec laquelle ils m’ont abordé : je n’aime pas, absolument pas, le talent de Demis Roussos !
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>mais toi, Wana, parfois tu réponds ; clair que parfois on est totalement hors du sujet et même que parfois on parle en étant deux et que chacun parle tout seul. Je l’ai vécu ici et ailleurs et c’est assez stupéfiant, tous les grands sont convoqués : Anouilh Ionesco Artaud Jarry etc.
>une fois aussi j’ai rencontré un bloggeur du top dix qui franchement de toi n’en a rien à carrer. C’est à dire que si tu n’existais pas ce serait pareil pour lui.
C’était assez stupéfiant à vrai dire : lors de la conférence débat il captait la parole avec ses intervenants, aucun échange avec la salle. L’intelligentsia entre elle, tout ce que je hais. La seule femme a parlé sept minutes grand max. les hommes présents 2h 30. Quand dans la salle on participait (beaucoup de femmes intelligentes actives, nombre de juives, peu de palestiniennes, il était submergé, le lendemain il a dit va falloir cesser la cacophonie. Toutes les interventions féminines étaient sensées ouvertes éclairées.
Mais il a laissé un rappeur débile faire son sketch pour vendre sa soupe. Démago au possible.
Par contre, ce qui est important pour lui est d’avoir beaucoup de commentaires parce que c’est ce qui le classe dans le top dix. Et il a du taf grâce à cela, il se fait des ronds grâce à cela, il publie des trucs imbitables grâce à cela (je sais pas si je terminerai le dernier bouquin, d’aileurs j’ai commencé par la fin, donc je sais pas si je lirai le milieu), c’est du vent.
>une autre fois j’ai acheté le livre d’un mec qui faisait la pub sur son blog d’art, là encore les bras m’en sont tombés (je me demande ce qu’il va rester de moi, un tronc dans doute, sans membres et sans tête). Ce livre était horrible, le type j’ai plus remis les pieds sur son blog qui pourtant est très bien : la seconde raison étant la manière dont il nommait les putes, cela m’a insupportée.
>non Wana vraiment si la communication qui est là est ce qu’elle semble être, d’une superficialité certaine, pour moi c’est vain.
Et ce qui est vain, ça ne sert à rien.
Quant à la désespérance du poème de Jules Laforgue de Miniphasme, à sa noirceur je n’y cède pas non plus.
Voilà blogguer sans doute c’est l’expression de soi pour celui qui tient le blog, pour celui qui est commentateur c’est errer dans un long désert sans fin. Dire des choses parcellaires, errer, être démuni.
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A Rose très mirée et aussi très marrie,
Qui abhorre la moindre moquerie,
Fâchée qu’on ose la confondre
Avec cette Rrose qui s’effondre.
Les listes lui déplaisent,
Ce ne sont que fadaises.
Mais quelle peine à Desnos et Perec infligée !
Entendez-vous le son de leurs linceuls froissés ?
Je me souviens
Des jours anciens.
Et je pleure.
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Wana,
Votre fil, s’il file bien vers les cent quarante commentaires, commence dériver dangereusement. Il est grand temps de redresser le cap.
Je m’y emploie : vous savez que vous pouvez toujours « compter » sur moi ( qui ai tant navigué et divagué de la belle aube au triste soir) quand L’Oulipo est en péril et assailli par les flibustières marseillaises…Les plus terrifiantes qui soient et qui hantent toutes les mers connues et aussi les autres… Pire que le chant des sirènes, leur caquetage pétrifie, stupéfie les navigateurs les plus aguerris, les plus burinés par les embruns océaniques et par ceux, plus modestes, de la rade de Marseille.
Hardi, Wana !… et faisons fi des fredaines déboussolées…
_____________
Voici donc, pour retrouver la direction souhaitée par votre billet et en évoquant la conversion, l’état de grâce qui – peut-être un jour ? – me gagneront :
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Evidemment, tant de contraintes ( 14 lignes impératives, 10 lettres par ligne et acrostiche cruel chapeauté par un titre ridicule et comptabilisé) ne laissent guère de place à la qualité de l’expression, au sens et au plaisir de la lecture.
Mais c’est le prix à payer pour embarquer sur L’Oulipo, ce fameux trois-mots*, fin comme un noizeau.
* Loup / lit / peau , s’il fallait charader.
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Talents aiguilles
[pour un drôle de fil]
Bravo TRS ! Vous disiez plus haut : Jeannie Longo, notoire coureuse, m’invite à préciser que les « vainqueuses » potentielles et les « auteuses » méritantes peuvent prétendre au palmarès : elles conservent toutes leurs chances.
C’est même couru d’avance si l’on en croit la coquille quasi-freudienne de celui qui n’est pas, on l’aura compris, la moitié d’un Demis (Roussos) :
De là à penser que Wana avait la tête dans le sac* ou qu’il pédalait dans le yoğurt, il y a un chasme que le phasme se gardera bien évidemment de franchir…
Gare à la pantalonnade* …
* pub sangsurée…
PS : qui aurait pu dire, dans un pays fort lointain, au XIXème siècle :
Marre de ces travaux d’aiguilles ! J’ai un vrai talent littéraire à développer, moi ! Ah, si mon égoïste de mari pouvait enfin se détacher de son maudit journal ! Y a pas que la politique dans la vie !
Autres indices : ce personnage d’une nouvelle qui a inspiré un film époustouflant, est sorti dans les années 60 (je l’ai vu ce week-end….)
PPS : pour l’autre jeu, ce n’est que partie remise…
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Mieux vaut être contraint que contrit ;
Mieux vaut noizeau que merlan frit.
Mieux vaut loup poli qu’oulipote ;
Mieux vaut rosière que rosse à dot.
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Alarme !
[etc.]
À Marseille,
La flibuste
S’apparente
Aux rougets.
De l’île de Ré
À la Réunion,
On les verra
Fatalement.
Ces sirènes
Échoueront
Sur le sable.
Mi-poissons
Si robustes !…
Aqua ça rime ?
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Fable express en forme de lettre:
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Moralité ?
… A bord de L’Oulipo « Lou lit Poe »…
* Ce chassepot, ici, n’est qu’un clinamen pardonnable… Un simple Wanachronisme.
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(Réponse du Verger à la Bergère)
Mon petit Lou (de mer),
Je ne calligraphierai plus vos fesses callipyges,
mais sans en faire un wanadrame.
Sous le pont Mirabeau, il y a de jolies filles,
qui ne me font pas de scènes mais l’amour.
En sa chaloupe, que me chaut Lou ?
Je m’en remets aux filles qu’on loue,
lesquelles louent, Lou, le dard,
l’os si doux de l’hospodar.
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Charulata
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>Miniphasme
je n’ai pas vu ce film de Satyajit Ray, las
hormis Bollywood que j’ai vu in situ en 1980 je connais peu le cinema indien y compris le dernier Slumdog millionnaire.
Par contre dans Gertrud de Dreyer, elle a pour amants/maris successivement un ecrivain ; echec absolu : trente ans apres grosso modo, elle lui explique qu’elle l’a quitte parce qu’il avait gribouille a la hate la femme empeche l’homme de travailler. La il mendie qu’elle parte avec lui elle refuse.
Puis un homme politique, c’est pire. Il la considere comme une potiche une femme trophee ; a la fin il devient ministre, elle le plaque aussi.
Entretemps elle est tombee amoureuse d’um jeune amant musicien de surcroit, c’est pas rien, qui lui fait lourdement sa jeunesse a lui.
Finalement elle quitte les trois hommes qu’elle a aimes et se confine dans une solitude ou elle se ressource , elle ecrit elle travaille elle vit cloitree, elle est heureuse mais surtout paisible.
aquaviva
et basta
bises Wana et bonjour
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le seuil
sans mari
dans mon lit
accueille
mes envies
d’une nuit
recueille
et je jouis
pute lili
ecueil
a fortiori
nul a priori
mon oeil
le bris
et je jouis
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quant a Jules Laforgue certains de ses poemes retranscrivent une haine de la femme horrible et un cote macho pire qu’horrible
au clou
au pilori
Laforgue
quant a la sirene de Magritte ce n’est pas mieux elle est particulierement horrible surtout son absence de bras.
quant aux enormes problemes de phallus un bon sejour au mont Athos peut etre serait la solution meme sans prieres juste y etre et silencieux bien sur et seul au possible.
maintenant en remede a la poesie et sa force obscure, je pense que faire des statistiques peut aider, cela doit etre defoulatoire.
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un a l’ouest et au sud
l’autre a l’est et au nord
nulle chance de se rencontrer
poetisons donc allegrement
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Tranche de vie
le croupion déplumé
la poulette harassée
les plumes éparpillées
les poussins dispersés
sur la meule de foin, coq au harem régnant
le bec a caqueté
la queue a clapoté
les pattes ont piétiné
les ailes ont frétillé
sur la meule de foin, coq au harem chantant
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Je sens que je vais prendre un coup de 100.
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Exact (wana)
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