Diomira

Tu pars de là… Vers le levant.
Trois jours tu vas, toujours devant.
Ta course ira jusqu’aux portiques
De Diomira, la métallique.

Soixante coupoles d’argent,
Des statues de bronze par cents…
Tout un Panthéon olympien !
Et les pavés couverts d’étain…

Et ce théâtre, de Lalique !
Et ce coq d’or, chanteur magique,
Qui chaque jour vient honorer,
Sur une tour, l’astre doré.

Tu connais déjà ces beautés.
Tu les as vues sur d’autres rives.
Mais la particularité
De ce lieu, c’est quand on arrive

Un soir de septembre au couchant
Quand les jours vont raccourcissant,
Que mille feux psychédéliques
S’allument devant les boutiques,

Et que depuis une terrasse
Un voix de femme crie : hou !
On en vient à songer, jaloux,
A ceux dont la pensée retrace

En cet instant, une soirée
Qu’ils on vécue, toute pareille,
Et dont le souvenir éveille
Un parfum de félicité.

Quatrains composés
d’après un texte d’Italo Calvino

Wana – 5 juillet 2007

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